Roger Driès n’est plus

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    Roger Driès n’est plus
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Roger Driès est décédé ce samedi 28 novembre 2020 à Saint-Laurent-du-Var. Avec lui, disparaissent un correspondant majeur du Midi Olympique, tête de gondole sur la Côte d’Azur, une mémoire du rugby et de bien d’autres sports et surtout un ami de notre journal. Roger avait 89 ans et son état de santé avait chancelé il y a quelques mois après la disparition de son épouse Colette.

Il était né à Montauban le 28 juillet 1931 où ses premières activités furent éclectiques : moniteur de sport, ébéniste au Musée d’Ingres, puis militaire en Indochine avant de Dien-Bien-Phu avant que les hasards de la vie ne l’aient envoyé à Saint-Laurent-du-Var. Il était alors kiné ou masseur, peu importe mais surtout dépositaire d’un certain capital d’estime Rugby par son label sud-ouest. Il avait commencé par faire des piges dans diverses publications et notamment à Nice-Matin où le grand boss M. Bavastro avait apprécié ses talents de plume et en avait fait un journaliste de sa rédaction sportive.

Et c’était parti pour Roger qui n’avait pas besoin de sa bonne pour se proposer, convaincre, s’imposer et gagner. Au fil des années, il avait en effet collaboré à RTL, à Télé-Monte-Carlo et, bien sûr, à Midi Olympique sous l’ère Raymond Sautet décédé il y a 15 ans et qui était l’héritier de Jean-Jacques Pouech, un grand du journalisme à la Depeche et au Midi Olympique qui n’était pas encore Midol.

"JJ" Pouech s’étant retiré sur la Côte d’Azur, Roger était à son aise pour nous rappeler que le rugby n’était pas la propriété du Sud-Ouest… Ainsi installé en terre de mission, il avait d’ailleurs souffert de ses démêlés avec le club de Nice suite à ses articles de journaliste et non de supporter.

Mais le père Roger, il était rudement éclectique. Il a dû écrire et collaborer à une quarantaine de livres sur le foot, le cyclisme, le rugby et bien d’autres sujets. Sa maison de Saint-Laurent, c’était la caverne d’Ali Baba, le nirvana de la recherche et peut-être aussi des moments de migraine devant un tel chantier en quête de trésors. Je me suis d’ailleurs toujours demandé de savoir comment un type aussi bordélique que lui pouvait se retrouver dans ce magma de livres, de feuillets, de cassettes (ah ses cassettes !), de films, de souvenirs, de merveilles ! Notre cher Jean-Luc Gonzalez savait où aller taper quand il devait scruter le passé du rugby pour l’embellir ensuite sur papier jaune.

Roger Driès, on ne le verra plus, on ne se fera plus engueuler parce qu’on ne l’a pas rappelé mais Roger Driès, nous sommes un certain nombre moins jeune qu’Antoine Dupont qui ne l’oublierons pas.

Le Midol et ses équipes présentent leurs condoléances émues à sa fille Marie-Hélène et à ses petits-enfants. Il reposera en fin de semaine aux côtés de son épouse Colette qui repose depuis le 2 avril dernier dans le cimetière de Tarascon-sur-Ariège, non loin de son fils Jean-Marc, décédé en 2001, cameramen de Télé-Monte-Carlo et de… son père.

Henri Nayrou
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