Gabin Villière doit confirmer

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Auteur d’un bel essai face à l’Italie, l’ailier du RCT devra prouver face au XV de la Rose qu’il peut être davantage qu’un second choix, en équipe de France...

Dire que l’on a été subjugué par la prestation de Gabin Villière, le week-end dernier face à l’Italie, serait mentir. Une heure durant, l’ailier du Rct, qui célébrait au Stade de France sa première sélection, fut en effet sevré de ballons et, somme toute, plutôt timide sur l’aile gauche du XV de France. Ce que l’on a apprécié chez cet ancien spécialiste du rugby à 7, en revanche, c’est son instinct de finisseur, son attraction pour la ligne adverse et, in fine, sa capacité à transformer toute demi occasion en essai. A ce sujet, il expliquait cette semaine en conférence de presse : « Sur les extérieurs, on ne touchait pas beaucoup de ballons samedi soir.... Mais sur une touche défensive, nos avants ont récupéré une munition aux Italiens , j’ai alors pris l’option de me lancer pour chercher une intervalle et Baptiste (Serin) m’a simplement mis la balle dans les mains. » Et puis ? « Ca s’est ouvert devant moi alors que j’aurais pu tomber face à un mur. Derrière, il n’y avait plus qu’à accélérer et faire un petit crochet aux derniers défenseurs italiens... »

Rapide, très rapide même, Gabin Villière (24 ans) a surtout profité de son aventure dans le rugby à 7 pour parfaire sa technique individuelle et son bagage de rugbyman. Mardi soir, à Marcoussis, il poursuivait ainsi : « Ce passage à 7 m’a permis de compléter mon profil technique et mes aptitudes défensives, notamment sur les attitudes dans les regroupements. À 7, on a un rôle important sur chaque action, que ce soit en attaque ou en défense. »

Peut-il réussir à bousculer la hiérarchie ?

Formé à Rouen et arrivé dans le Var au printemps 2019, Gabin Villière jouait en Fédérale 1 il y a moins de deux ans et, à ce titre, sa trajectoire est saisissante. Mais parviendra-t-il, ce week-end, à convaincre Fabien Galthié et Laurent Labit qu’il peut faire de l’ombre à Vincent Rattez, rarement décevant sous le maillot bleu, Teddy Thomas, considéré comme le finisseur ultime, ou encore Damian Penaud, le puncheur de Clermont ? Difficile à dire. Mais face à Jonathan Joseph, dianche après-midi et dans le temps de Twickenham, le Normand aura une occasion en or de prouver qu’il fait aujourd’hui partie des meilleurs ailiers français...

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