Le Stade français a retrouvé une âme

  • Le jeune centre parisien Alex Arrate et ses coéquipiers auront à cœur de remporter ce duel face à Toulon et prouverque l’embellie du moment est solide. Photo Icon Sport
    Le jeune centre parisien Alex Arrate et ses coéquipiers auront à cœur de remporter ce duel face à Toulon et prouverque l’embellie du moment est solide. Photo Icon Sport
  • à 26 ans, Christopher Tolofua est aujourd’hui un talonneur d’expérience. Pour devenir le meilleur que l’on présentait en lui plus jeune, il lui reste à gagner en régularité. Photo Icon Sport
    à 26 ans, Christopher Tolofua est aujourd’hui un talonneur d’expérience. Pour devenir le meilleur que l’on présentait en lui plus jeune, il lui reste à gagner en régularité. Photo Icon Sport
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En l’espace de cinq mois, le Stade Français Paris a su balayer les doutes d’une dernière saison éprouvante. Dimanche face au RC Toulon, les Parisiens auront à cœur de confirmer qu’ils sont bien sur la voie d’un retour au premier plan.

Cela pourrait sembler anecdotique mais depuis deux mois, le Stade Français vit dans une relative tranquillité. Habitué à faire la Une des médias pour les coups de gueule de ses dirigeants, le ras-le-bol de certains joueurs, les petites querelles de vestiaire, le club de la capitale traverse désormais le quotidien du Top 14 sans soubresauts. Oui, depuis la colère noire du propriétaire Hans-Peter Wild, le 2 octobre dernier, au soir de la défaite des soldats roses à Jean-Bouin face à l’Aviron bayonnais (19-26), rien ne vient menacer les ambitions du Stade français. "Les coups de gueule, ça ne sert pas à grand chose. Ça ne sert à rien non plus de trop parler dans la presse, nous confie le trois-quarts centre Alex Arrate. Chaque début de semaine, on se remet en question. On a changé de visage, on essaye d’oublier le passé. L’état d’esprit est très positif."

"On ne s’épanouissait pas sur le terrain"

Les Parisiens sont des rescapés. Rescapés d’une saison 2019/2020 où le spectre de la relégation hantait les esprits. Rescapés de la méthode castratrice de Heyneke Meyer. "On a vécu un an et demi compliqué sur le plan sportif. On ne s’épanouissait pas sur le terrain, reconnaît Arrate. Aujourd’hui, on a envie de reconstruire quelque chose, de vivre une aventure avec ce nouveau staff." Le mauvais œil semblait pourtant fixé sur les Parisiens, frappés par de nombreux cas à la Covid-19 en août et contraints d’annuler leurs matchs de présaison. "On a vécu des moments compliqués avec le coronavirus, mais on n’a pas été trop habités par le doute, explique l’ancien joueur du Biarritz Olympique. On s’est toujours dit qu’on ne voulait pas revivre une saison galère. On sait à quel point on en a bavé tous ensemble."

"Sur le terrain, on sent qu’on ne lâche rien"

Huitièmes du Top 14, à un point de la sixième place, les Parisiens ont retrouvé un fond de jeu, un élan sur le terrain, une âme. "Il y a des mecs dans ce groupe qui mettent la marche avant, qui sont importants dans le vestiaire. Sur le terrain, on sent qu’on ne lâche rien. Chaque week-end, on se tire tous vers le haut. On insiste beaucoup sur cet état d’esprit. Et dans tout ce que l’on fait au quotidien, on progresse", souligne Alex Arrate. Adepte d’un discours mesuré et positif, féru de psychologie, l’entraîneur en chef Gonzalo Quesada n’est pas étranger à la renaissance du club parisien. "Il est là pour rassurer, pas pour brimer les joueurs. Il nous accompagne", confiait dernièrement le talonneur Laurent Panis. Sans oublier les retours de Thomas Lombard (Directeur sportif) et Christophe Moni (Team manager). "Leur arrivée a fait beaucoup de bien. Ils ont un passé glorieux avec une ADN forte du club. Ils ont resserré le groupe, ont amené cette solidarité que l’on avait un peu perdu", glisse Arrate.

Opposés à des Toulonnais qui, eux-aussi, ont retrouvé une identité forte sous l’impulsion de Patrice Collazo, les Parisiens devront confirmer à Jean-Bouin que ce renouveau n’est pas un feu de paille. "Il ne faut pas s’enflammer. Toulon propose un jeu dense avec une conquête monstrueuse. On s’attend à un match âpre, dur dans les zones de ruck", prévient le centre parisien. Mais pour l’heure, le Stade français a sans doute réussi un premier défi : regagner le respect de ses adversaires.

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Vincent Péret-Lahaille
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