Qui de la poule ou de l’œuf montois ?

  • Les Montois de Vereniki Goneva et Wame Naituvi veulent rester positifs. Photo Icon Sport
    Les Montois de Vereniki Goneva et Wame Naituvi veulent rester positifs. Photo Icon Sport
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Le Stade Montois s’apprête déjà à livrer une bataille décisive pour sa survie. Seule une victoire est envisageable.

Huit matchs disputés et sept défaites consécutives après un succès inaugural face à Béziers : voilà l’inquiétant bilan d’un Stade montois aujourd’hui dernier du championnat. Inimaginable il y a encore deux ans, quand le club landais faisait partie depuis une décennie des cadors de ce Pro D2, parfois gagnant et, a minima, toujours placé quand venaient les joutes du printemps. Personne ne veut croire pourtant que cette mauvaise passe annonce un déclin et quelques signes peuvent inciter à croire en un possible redressement. Face à Vannes, leader incontesté de l’exercice, les Montois n’ont pas fait pire que les Oyonnaxiens le week-end dernier. À Colomiers ou à Grenoble, ils ont également su rivaliser avec des premiers de cordée. Mais tout cela ne donne pas plus de points au classement et les satisfecit ne suffiront pas longtemps, surtout quand ils sont suivis de gros trous d’air, comme à Perpignan ou face à Nevers.

Rester positif

Alors que manque-t-il pour renverser la tendance ? Beaucoup et peu à la fois. Pour le beaucoup, plus de puissance de pénétration et de vitesse dans les enchaînements, une conquête moins aléatoire, une discipline irréprochable et un banc plus efficace. Pour le peu, un brin de réussite, un soupçon de confiance, un match référence durant lequel tout s’enchaîne parfaitement. Mais tout le monde le sait, on ne réussit ce genre de prestation qu’à la condition d’être dégagé de toute pression. Tout le contraire de la situation actuelle. Le problème, d‘ailleurs, c’est que personne ne peut dire lequel du beaucoup ou du peu est subséquent de l’autre. Est-ce le beaucoup qui a provoqué le peu ou vice versa ?

Il n’y a plus le temps de chercher la réponse. Les Montois sont au pied du mur et Julien Tastet, l’entraîneur des avants, le sait. "Oui nous sommes sous pression Ce n’est pas un problème, au contraire, cela favorise encore plus, s’il en était besoin, la mobilisation du groupe. Ce match doit nous permettre de casser cette spirale négative et rester à portée d’un adversaire direct, en attendant mieux. Nous savons que nous n’avons pas le droit à l’erreur mais les progrès entrevus à Montauban nous donnent de l’espoir. D’autant que dans cette période difficile, le groupe reste très solidaire."

Il le faudra pour vaincre cette équipe rouennaise qui semble bien plus équilibrée que la saison dernière et retrouver ainsi le plaisir de la victoire. Alors peut-être, avec le retour de quelques blessés, la possibilité d’enchaîner enfin les matchs pour retrouver du rythme et trois rencontres à rattraper, Mont-de-Marsan pourra-t-il envisager la suite un peu plus sereinement.

Pierre BAYLET
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