Tolofua : « Je n’ai plus le droit à l’erreur »

  • Christopher Tolofua (Toulon).
    Christopher Tolofua (Toulon). Icon Sport
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Le talonneur toulonnais, Bousculé et même passé "N° 3" (de son propre aveu) en début de saison, a dû s’employer pour retrouver la confiance de son staff.

Christopher, quelle analyse faites-vous de votre début de saison ?

J’ai été victime d’une entorse à la cheville dès le premier match amical contre Grenoble, ce qui m’a éloigné des terrains quelques semaines. Durant ma convalescence, les autres talonneurs ont eu leur chance et ont donné satisfaction. Alors j’ai fait en sorte de travailler pour revenir en forme. Dès lors que j’ai eu ma chance j’ai senti que je montais en puissance.

Comment avez-vous fait pour retrouver la forme ?

J’ai suivi une procédure de préparation physique, ce qui m’a permis de perdre du poids et de retrouver mes sensations. Je suis passé de 135 kg à 124 kg. J’aimerais désormais tomber à 120 kg, mais cette préparation m’a aidé à me sentir plus à l’aise sur le terrain.

Il n’empêche qu’en début de saison, vous avez été contesté dans votre rôle de "numéro 1 bis", par la concurrence d’Anthony Étrillard et Bastien Soury…

Vous pouvez le dire, en début de saison je suis passé numéro 3… C’est toujours contrariant mais cela atteste de la qualité de ce groupe : tu n’as pas le droit de baisser de rythme, ce qui nous pousse à être toujours meilleurs. Nous avons des profils différents et je pense sincèrement que le coach ne s’est pas trompé. Puis au poste, personne ne se tire dans les pattes et le collectif prime à tous les coups.

Vous n’êtes désormais plus un jeune joueur, comme appréhendez-vous cela ?

C’est bizarre à dire mais je fais même désormais partie des plus anciens. Ça change forcément ma façon d’aborder les matchs, ma préparation, celle du groupe. Désormais, je n’ai plus de crédit : je dois montrer l’exemple, faire zéro faute, être un leader de jeu, de combat, aider les jeunes à se sentir à l’aise, les rassurer sur le terrain et qu’ils voient d’un coup d’œil que tu es là pour eux. Je n’ai plus le droit à l’erreur.

Depuis votre plus jeune âge, vous êtes un joueur autour duquel il y a énormément d’attentes. N’est-ce pas fatigant ?

Les sélectionneurs, les coachs ou encore les préparateurs physiques ont toujours été très exigeants à mon égard. Ils attendent toujours plus de moi et même lorsque j’ai l’impression d’atteindre un bon niveau de jeu, ils savent que je peux être encore meilleur… C’est une pression évidente mais aussi le moyen de se fixer des objectifs ambitieux. Puis les attentes ont beaucoup évolué avec les années : désormais je dois transmettre mon expérience du poste, de la mêlée, de la défense. On attend de moi une grosse force de caractère, ce qui me tire vers le haut.

Quels objectifs vous fixez-vous ?

Je regarde les stats des meilleurs talonneurs du monde et j’essaye de m’en approcher. Mais je vois que leur force principale est d’être réguliers et performants dans tous les domaines : la course, les accélérations, la haute intensité… Je pense avoir des bases très fortes pour le poste mais les meilleurs ne passent jamais à côté. J’essaye de me rapprocher de ce niveau-là.

Le XV de France ?

Ce que j’ai pu vivre au Japon m’a donné envie d’être de la nouvelle aventure : c’est jeune, le groupe est top et ce niveau attire tous les compétiteurs… Mais si je veux un jour retrouver les Bleus, il faut d’abord que je parvienne à devenir le meilleur à Toulon.

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Pierrick Ilic-Ruffinatti.
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