Il faudra compter sur Toulon

  • Baptiste Serin (Toulon), face au Stade Français.
    Baptiste Serin (Toulon), face au Stade Français. Icon Sport
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Dans le sillage d’un pack puissant et intraitable, les Toulonnais ont livré un match sérieux. Mais un manque de maîtrise en fin de rencontre les prive d’un succès à leur portée.

Hommage à « Domi » ou pas, les Toulonnais n’étaient pas montés à la Capitale pour se laisser déborder par leurs émotions. Et même si dans leurs rangs, nombreux étaient ceux à avoir bien connu l’ancien ailier du XV de France. On en veut pour preuve cette première longue séquence initiée par les Varois d’emblée, qui déboucha sur une pénalité manquée de peu par Baptiste Serin qui est passé en une semaine de demi de mêlée et capitaine du XV de France à ouvreur du RCT. Le décor était posé. Et Serin ouvrait le score une poignée de minutes plus tard, juste avant la 10e minute. Il était même dommage de voir cette bonne entame ruinée par une erreur défensive du centre Dachary qui perdait ses appuis dans sa montée défensive. Une faille aussitôt exploitée par son vis-à-vis Gaël Fickou, qui servait Kylan Hamdaoui en profondeur, lequel s’engouffrait dans la brèche pour servir après contact Lester Etien qui marquait. Un numéro 11 rose qui marquait à Jean-Bouin, l’image était lourde de sens… Mais insuffisante pour émouvoir des Toulonnais qui avaient une mission. La minute suivante, ils repartaient à l’attaque du camp adverse.


Paris s’en remettait à son réalisme et au talent de Joris Segonds dans l’exercice du drop (son quatrième, série en cours), mais le pack toulonnais continuait de monter en puissance. Peu après, « Tonton » Sergio s’illustrait. Parisse, qui défendit les couleurs parisiennes pendant de longues années initiait et concluait une action par un essai : une touche bien captée, et une charge majuscule, essai. Merci, au revoir. Peu avant la mi-temps, le pack toulonnais frappait encore et envoyait son talonneur Christopher-Eric Tolofua derrière la ligne. 11-17 à la pause. Le plan des Toulonnais fonctionnait à merveille.
 

Serin brille à l’ouverture


C’était sans compter sur la pugnacité du pack parisien, qui répliquait au retour de la pause par un maul après pénaltouche qui envoyait Latu derrière la ligne. Le chassé-croisé continuait. Et il allait se poursuivre, jusque tard dans la soirée, la mêlée toulonnaise répondant à la domination des Parisiens dans le jeu de mouvement. Serin redonnait l’avantage aux siens en passant une pénalité gagnée en mêlée, et Segonds lui reprenait trois minutes plus tard sur une autre pénalité. Mais encore une fois, le RCT repartait à l’attaque. Parisse se signalait une nouvelle fois par une percée le long de la ligne, Serin s’imposait dans les airs et Dridi enchaînait les interventions rageuses dans son couloir. Mais tout cela était insuffisant pour empêcher Segonds de passer une dernière pénalité. Coupables d’un manque de maîtrise en fin de partie, les Toulonnais manquaient le coche et repartaient avec un point de bonus bien mérité.

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