Paris reste intraitable !

  • Lester ETIEN (Stade Français) face à Toulon.
    Lester ETIEN (Stade Français) face à Toulon. Icon Sport
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Sans être géniaux, les Parisiens ont été sérieux, disciplinés et solidaires contre Toulon. Ils confirment qu’il faudra compter sur eux, cette saison !

Pour tout dire, Gonzalo Quesada avait dû quelque peu improviser pour bâtir une équipe digne de ce nom, en conclusion de la onzième journée de Top 14 : Jonathan Danty et Sekou Macalou réquisitionnés par le XV de France, Pablo Matera, Nicolas Sanchez et Marcos Kremer retenus par Mario Ledesma à l’autre bout du monde, Waisea sélectionné avec les Fidji et Giorgi Melikidze convoqué par la Géorgie, c’était une chose ; la liste des blessés, elle, en était une autre et, à Paris, Yoann Maestri Loïc Godener, Laurent Panis, Alex Arrate ou Ryan Chapuis étaient donc tous indisponibles pour affronter le RCT à Jean Bouin.
Alors, verdict ? Pour être tout à fait franc, les soldats roses ont eu toutes les peines du monde à rivaliser avec le RCT dans le combat collectif, en début de match : contrés en touche et globalement dominés sur les impacts par les Varois en première période, les coéquipiers ne durent qu’à un éclair de Gaël Fickou bien conclu par Lester Etien, ainsi qu’à la justesse de Joris Segonds dans l’animation comme le jeu au pied le fait de ne pas totalement décrocher à la pause.
 

Segonds restera-t-il le maître ?


Si, depuis le début de saison, les Parisiens sont indéniablement à l’aise loin de leurs terres (ils ont déjà gagné à Castres et Agen), les coéquipiers de Paul Alo-Emile semblent en revanche parfois éprouver quelques difficultés à marquer leur territoire de Jean-Bouin. Dimanche soir, il leur fallut ainsi attendre l’épilogue de cette rencontre pour totalement décrocher des Toulonnais portés par un immense Sergio Parisse.


Déterminés, courageux à défaut d’être inspirés et efficaces dans le combat au sol, les soldats roses ont ainsi fermé les portes en deuxième période, déroulé quelques bons mauls pénétrants et, comme de bien entendu, offert à Joris Segonds les munitions que son énorme coup de pompe réclamait. À ce sujet, c’est donc une nouvelle problématique qui se posera au manager Gonzalo Quesada, lorsque Nicolas Sanchez reviendra dans la capitale : si Sanchez fait partie des trois plus gros salaires du club et fut dernièrement époustouflant avec les Pumas, son concurrent Segonds semble aujourd’hui apporter davantage au collectif parisien.


Au-delà de Segonds, on apprécia aussi l’abattage de Gerbrandt  Grobler en défense, la tenue de mêlée de Paul Alo-Emile, la détermination du finisseur Lester Etien ou les quelques courses de Gaël Fickou, même si celui-ci aurait pu, parfois, lâcher son ballon plus tôt…

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