Un staff reçu 5/5

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    Un staff reçu 5/5 Icon Sport
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2020 fut une année triste pour la France en général. Mais elle a sonné comme un brillant satisfecit pour le staff de Galthié.

On fait attention à nos mots, évidemment, compte tenu de l’épidémie de Covid 19.Mais sur un plan strictement sportif, 2020 a sonné comme un vrai satisfecit pour Fabien Galthié et son staff.

Galthié a gagné sept matchs sur neuf, dont deux disputés avec une équipe totalement remaniée. Il a battu l’Angleterre une fois sur deux, une fois et demie serait-on tenté de dire après l’incroyable performance de ce dimanche.

Il était arrivé avec de nouvelles méthodes, des entraînements à haute intensité, où chaque séance est soigneusement minutée, un peu comme une performance en soi... Des sessions où il voulait compter sur 42 joueurs pour reproduire à blanc des oppositions comparables à celles des matchs. Dès février, il en vit les fruits quand  son équipe mena 24-0 après 54minutes contre les Anglais, avant d’aller s’imposer à Cardiff. Sa seule défaite du Tournoi fut vécue en Ecosse, en jouant 43 minutes à quatorze.

Le bilan de Fabien Galthié est d’autant plus impressionnant qu’il a dû composer avec la guerre ouverte entre la FFR et la LNR au sujet de la libération des joueurs. Il abandonna finalement son chiffre fétiche de 42 pour préparer les tests automnaux avec seulement 31joueurs (un crève-cœur) puis avec la limite de la règle des trois feuilles de matchs.Un double-boulet au pied qu’il a su surmonter pour imposer vaille que vaille sa conception de l’entraînement et ses idées sans cesse renouvelées sur le jeu. Un exploit en soi.

Évidemment, Galthié n’est pas seul dans son staff. Les Ibanez Ghezal, Labit, Servat et Giroud se sont exprimés en sa compagnie. Mais on ne peut pas ne pas penser aux articles récents de la presse britannique sur l’Anglais Shaun Edwards, l’adjoint chargé de la défense, qui faisait le bonheur du pays de Galles depuis douze ans. On sait que la FFR a fait des pieds et des mains pour le faire venir (à l’origine elle l’imaginait en tandem avec Gatland mais un vote des clubs retoqua cette idée). Laporte joua indirectement sur une certaine frilosité de la fédération galloise qui ne lui avait proposé que deux ans de plus de contrat. Il fallut aussi le souffler in extremis au club treiziste de Wigan avec qui il avait du mal à régler certains détails. Mais cette arrivée semble avec le recul vraiment décisive. L’homme qu’il fallait aux Bleus.

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