Barassi : « Montrer notre vrai visage »

  • Pierre-Louis BARASSI (Lyon). Pierre-Louis BARASSI (Lyon).
    Pierre-Louis BARASSI (Lyon). Icon Sport
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Pierre-Louis barassi (Centre de Lyon) aborde avec bonheur et ambition la Champions cup, une semaine après avoir pris part au match de l’année à Twickenham. heureux d’aborder un mois de décembre enfin rayonnant, aux antipodes des onze mois de galère qui ont précédé...

A-t-il été facile pour vous de reprendre le chemin de l’entraînement en club, quelques jours après avoir participé au match de l’année à Twickenham ?

Que ce soit dur ou pas dur, on n’a pas le choix ! (rires) Pour ma part, c’est un peu particulier car je n’ai quitté le club que pour la semaine du match de l’Angleterre. Alors, même si j’avais encore des étoiles plein les yeux à mon retour en club, ce n’était pas non plus comme si j’étais parti depuis un long moment… J’étais juste très heureux de retrouver les copains avant d’entamer cette compétition, que nous allons aborder avec un état d’esprit forcément revanchard.

Pour quelles raisons ?

Ce qui nous embête, c’est que nous sommes passés ces deux dernières années pour une équipe qu’on n’est pas au niveau européen. On a quand même disputé deux demi-finales consécutives, on était deuxièmes du Top 14 la saison dernière lors de l’arrêt de compétitions… On commence à être une équipe de haut standing championnat, alors on se doit de montrer un meilleur visage en Coupe d’Europe. Notre vrai visage, en fait...

Le fait d’avoir dû enchaîner des matchs compliqués ces dernières semaines n’a-t-il finalement pas constitué la meilleure des préparations à l’Europe ?

Ça, je ne pourrai pas vous le dire avant qu’on ait disputé notre premier match ! (sourire) Mais c’est vrai qu’entré l’épidémie de covid qui nous a particulièrement impactés, et les nombreuses blessures qui se sont accumulées, on a eu un début de saison très compliqué à négocier. J’espère que cela nous a rendus plus fort ! Ce qui est certain, c’est qu’on aborde cette semaine avec beaucoup d’enthousiasme. C’est tout bête, mais on n’avait jamais été aussi nombreux sur le terrain depuis le début de la saison. Cela permet de travailler d’autant mieux, et cela fait surtout beaucoup de bien aux têtes.

Quel regard portez-vous sur Gloucester ?

Avec les Britanniques et les Anglais en particulier, il faut toujours s’attendre à des matchs très rugueux, des adversaires très agressifs, qui vont parler, chambrer, provoquer… On a été prévenu de tout ça, à nous de bien nous y préparer et d’y répondre le mieux possible.

Le Lou a connu des difficultés à rester discipliné lors de ses matchs de Champions Cup. Le nouvel arbitrage du jeu au sol peut-il mieux vous convenir cette année ?

C’est dur à prédire… On essaie de prendre en compte tous les paramètres de performance et l’arbitrage en fait partie, qui est très différent de celui que l’on connaît en Top 14. C’est vrai que ces dernières saisons, nous avons été énormément pénalisés dans le jeu au sol. On a logiquement beaucoup travaillé cette semaine sur cet aspect-là, on verra bien ce que cela va donner dimanche.

En ce qui vous concerne, l’après-Coupe du monde a été difficile, entre une blessure à la pommette qui ne vous a pas permis de postuler au dernier Tournoi, puis le confinement aussitôt après votre retour à la compétition. Avez-vous vécu votre sélection de Twickenham comme un petit soulagement, le signe que vous étiez toujours dans les radars des Bleus ?

Oui, cela a clairement été un soulagement. Jusqu’à cet appel surprise de Fabien Galthié, pour moi, cette année 2020 était pratiquement à jeter. J’ai été blessé, le confinement est arrivé, et même si je suis arrivé à rejouer un peu en club, j’ai finalement très peu "matché". Je sais bien qu’on ne disparaît jamais totalement des radars, et que l’on peut toujours revenir en enchaînant les matchs de haut niveau… Mais c’est vrai que cette petite sélection a été pour moi une lueur d’espoir, oui...

Sélection que vous auriez pu manquer à cause de la covid !

C’est vrai que j’ai failli la rater, et je ne peux que remercier le staff de m’avoir fait confiance sur le coup… Cela a été juste, juste ! Par rapport à la fin de ma quarantaine, il fallait être certain que je n’étais plus contagieux pour pouvoir répondre à ma convocation à Marcoussis. Heureusement, tout s’est bien terminé. Parce que si j’avais dû décliner ma convocation à cause de ce virus, cette année 2020 aurait été définitivement pourrie !

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