Énergie décuplée, état d’esprit retrouvé pour les Oyonnaxiens

  • Yohan Le Bourhis est l'artilleur providentiel des Oyonnaxiens cette saison.
    Yohan Le Bourhis est l'artilleur providentiel des Oyonnaxiens cette saison. Icon Sport - Icon Sport
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Fort du goût de la victoire retrouvé à Valence-Romans, Oyonnax veut confirmer à la maison. De plus, les Haut-Bugistes sont revanchards vis-à-vis d'eux-mêmes.

Tout va très vite dans une saison et Oyonnax l’a bien senti dans l’analyse de ses résultats. Forte de sept succès en autant de matchs, l’équipe de Joe El Abd a marqué de son empreinte le début de championnat. Mais après un nul à Colomiers et une défaite à domicile contre Rouen, patatras ! Piqûre de rappel, disent certains. Excès de confiance pour d’autres. De la fatigue, répond l’entraîneur. « Nous savions que nous ne gagnerions pas tous les matchs. Contre Vannes, je pense que nous avons payé notre fatigue. Cette semaine-là, je me suis trompé en ne laissant pas assez de jours de récupération après le voyage à Colomiers. Nous avons sous-estimé l’impact et on n’avait pas d’énergie », dit-il après coup.

Et ce mot « énergie » n’est pas anodin car il s’agit d’un premier focus qui a animé la semaine. Dans nos colonnes, Aurélien Callandret confiait déjà avoir « hâte que la trêve hivernale arrive », en raison de cette fatigue qui est aussi la résultante d’un groupe pas épargné par les blessures. Mais cette fois, neuf jours séparent les matchs de Valence-Romans et Nevers, permettant de régénérer un peu les batteries avant d’enchaîner un déplacement à Perpignan et la réception de Biarritz en moins d’une semaine, ce qui poussera le staff à avoir une gestion bien différente de l’effectif.

Des choses à se faire pardonner

D’autant que l’énergie va souvent de pair avec la confiance, l’un aidant l’autre. Mais plus encore que l’état de forme, c’est la fameuse recherche du parfait état d’esprit qui a été un autre focus. Et la victoire acquise dans la Drôme à la dernière minute, sur une pénalité de Yohan Le Bourhis, n’a fait qu’aider à retrouver le sourire et à bien travailler ces derniers jours.

« Après avoir gagné sept matchs, et donc après en avoir perdu un, c’est incroyable de voir comme la confiance peut disparaître. Là, on a retrouvé le sourire et un bon état d’esprit, se réjouit Joe El Abd. La façon dont on a fini le match avec le pilier Adrien Bordenave en deuxième ligne et Thibault Tauleigne qui fait presque quatre-vingts minutes pour la première fois depuis dix-huit mois. C’est vraiment fort de voir comme ils se sont resserrés. J’aurais été content de n’importe quel scénario car le plus important était de retrouver notre âme. » 

La victoire face au VRDR est une cerise sur le gâteau et pour ne pas risquer l’indigestion, les Haut-Bugistes n’ont maintenant d’autre choix que de convaincre et de gagner face à Nevers. Malgré l’absence de public, celui-ci sera en plus attentif car le groupe est revanchard depuis qu’il est tombé sur ses terres face au concurrent breton. Le retour à l’entraînement s’est ainsi fait avec enthousiasme mais sans emballement au regard d’un contenu perfectible.

Quoi qu’il en soit, Joe El Abd n’aurait pas permis tout relâchement mental, « car si tu viens le lundi et que tu assistes à la réunion de bilan de match, on ne veut pas que tu saches qui a gagné à la fin. On regarde les bonnes choses et les choses à améliorer. On essaie de garder tout le temps la tête froide », et tâche maintenant de recréer une dynamique de victoires.

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Julien Plazanet
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