Oyonnax et la culture de l’exigence

  • Phœnix Battye et les Oyomen ont montré de la solidarité pour venir à bout des Rouennais. Photo Jean-François Basset
    Phœnix Battye et les Oyomen ont montré de la solidarité pour venir à bout des Rouennais. Photo Jean-François Basset MIDOL - JEAN FRANCOIS BASSET
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Les hommes de l’Ain ont confirmé leur regain de forme, et ont retrouvé le succès à domicile. Mais ils restaient exigeants envers eux-mêmes malgré un succès qui compte.

Au moment de basculer des tribunes à la salle de presse au cœur des vestiaires de l’enceinte haut-bugiste, on commence déjà à s’interroger sur ce qui pourra être l’analyse des acteurs de cette neuvième victoire en onze matchs pour Oyo. Et l’on se dit alors que la satisfaction devrait prédominer au regard des premiers échanges que l’on peut avoir avec les joueurs hors du groupe, eux qui ont tenté de mettre un peu d’ambiance durant la partie.


Pour autant, loin de se satisfaire totalement de leur performance, les Oyonnaxiens n’ont certes pas boudé leur plaisir d’avoir retrouvé le succès sur leurs terres, mais ont semblé encore très concentrés pour insister sur ce qui n’avait pas totalement fonctionné face à l’Uson. « Je suis satisfait de la première période pour l’état d’esprit et le jeu, et en seconde période je suis encore content de l’état d’esprit mais pas forcément du jeu », analyse Joe El Abd, qui développe : « On prend un essai à cause de petites erreurs qui nous coûtent cher et qui leur donnent de l’espoir. Ça a été plus compliqué après. Mais rester dans le match après cela, cela montre la maîtrise et la solidarité dans l’équipe. C’est ça qui est plutôt encourageant pour la suite. »
 

« On va voir la force du groupe »

Voilà qui est cash, encourageant et vrai au regard du scénario. Sacha Zegueur estime qu’après la mi-temps, « on n’était pas dedans. L’essai nous a permis de nous réveiller » et il faut y voir une forme d’apprentissage permanent. « On sait que l’on n’est plus imprenable à domicile. Il fallait que l’on remette les choses à l’endroit. Tout n’a pas été parfait car on tergiverse un peu sur des détails qui font espérer Nevers et qui s’accroche mais on a réussi à faire preuve de solidarité, à bien défendre sur des phases critiques dans notre camp, et c’est ce qui a fait la différence », développe Benjamin Fall. Très vrai, surtout quand on prend comme autre exemple l’essai de pénalité marqué avant la pause grâce à une mêlée conquérante et accompagné de contagieuses scènes de joie.


On retient par ailleurs une bonne adaptation aux conditions de jeu avec une pluie battante et continue - la palette s’élargit - tandis que ce discours posé et rigoriste est aussi et surtout une manière de ne pas relâcher les efforts après un petit coup de mou, ce, avant d’enchaîner deux cols rapprochés (déplacement à Perpignan le 18 décembre, réception de Biarritz le 22 décembre). « On va voir la force du groupe avec deux matchs en une semaine. Ce n’est pas facile. On va se préparer pour ça et il n’y aura pas d’excuse », prévient Joe El Abd. D’autant que quelques cadres devraient faire leur retour dans un effectif qui pourra en plus compter sur son nouveau renfort, Josh Strauss, expérimenté deuxième ligne international écossais.

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