Commotions : très chère assurance tous risques

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    Alix POPHAM. - Manuel Blondeau / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Chaque mise en lumière des dangers de la pratique du rugby s’accompagne d’une augmentation des contrats d’assurance, inélucatble. 

En France, l’assureur du rugby et de la FFR depuis 30 ans, c’est la GMF (Garantie mutuelle des fonctionnaires). Celle-ci enregistre un déficit de 4 millions d’euros par an pour couvrir les soins des rugbymen blessés. Pour financer ce déficit, la GMF a augmenté la prime d’assurance de la FFR de 8,4 millions d’euros en 2018, à 10,08 millions en 2019 et à 12 millions en 2020.

Qu’adviendrait-il du partenariat FFR - GMF si l’action collective menée par les joueurs anglais et gallois devait trouver un écho en France ? Nul ne le sait aujourd’hui même s’il paraît évident qu’il faudra bien que quelqu’un paye si la responsabilité des instances devait être juridiquement reconnue.
Ce que la FFR aurait alors le plus à craindre, c’est une augmentation substantielle de sa prime d’assurance. Et, dans un passé récent, l’instance dirigeante du rugby français a dû bon gré mal gré se plier aux exigences de son partenaire.

Il y a quelques années, la GMF avait menacé la FFR de purement et simplement quitter le bateau si l’instance du rugby ne se penchait pas le plus sérieusement du monde, comprenez, réglementairement, sur les situations de jeu à risques comme, par exemple, les entrées en mêlée qui avaient alors causé plusieurs accidents graves. La FFR était dans l’impasse, d’autant que les autres compagnies d’assurances ne se bousculaient pas pour reprendre le contrat.

La FFR devait réformer. Alors elle réforma en profondeur avec la modification des commandements, puis la limitation de la poussée puis, les passeports de première ligne…
En 2018, une année qui connut une recrudescence des accidents graves survenus avec le décès de plusieurs joueurs, la FFR mais aussi World Rugby ont de nouveau modifié les règles du jeu sur les terrains afin de garantir une plus grande sécurité chez les jeunes, les amateurs, les professionnels… Plus récemment enfin les nouvelles règles sur l’abaissement de la ligne de plaquage, les sanctions plus dures de tous les gestes dangereux ont eu pour objectif de rassurer à la fois pratiquants et compagnies d’assurances. 

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