Galthié s’efface des discussions

  • Fabien GALTHIE during the French training session at Centre national de rugby on December 2, 2020 in Marcoussis, France. (Photo by Matthieu Mirville/Icon Sport) - Fabien GALTHIE - Centre National du Rugby - Marcoussis (France)
    Fabien GALTHIE during the French training session at Centre national de rugby on December 2, 2020 in Marcoussis, France. (Photo by Matthieu Mirville/Icon Sport) - Fabien GALTHIE - Centre National du Rugby - Marcoussis (France) Icon Sport - Icon Sport
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Au centre du jeu, avec sa demande répétée de disposer de 42 joueurs, le sélectioneur ne souhaite pas figurer en première ligne des négociations. Ce qui complique l’affaire...

Pour trouver sans attendre une issue favorable à la nouvelle situation de blocage qui se profile, au sujet de la mise à disposition des joueurs internationaux pour le prochain Tournoi, les présidents de club regroupés à la LNR souhaitaient, dans un premier temps, laisser les différents staffs discuter directement entre eux des impératifs de chacun. Problème : en ce début de semaine, la FFR n’a pas donné suite à la demande de réunion attendue par la LNR (comme prévu entre les institutions), incluant effectivement le sélectionneur.

Une invitation à laquelle la Ligue s’est vue opposer un refus poli mais ferme : le Comité d’orientation stratégique fédéral est à la manœuvre. Dans les faits, Fabien Galthié ne souhaite pas figurer en première ligne de ces négociations, qu’il considère comme institutionnelles et administratives, loin du territoire sportif qui lui incombe.

Les discussions auront pourtant un impact direct sur la préparation des Bleus pour leurs prochaines échéances. Mais Galthié, qui a martelé depuis sa prise de fonctions sa volonté farouche de travailler avec quarante-deux joueurs, lors des semaines de préparation à Marcoussis, est aussi échaudé par les longues guerres de l’été autour des tests de novembre, lors desquelles il avait pris beaucoup de coups avant de revenir autour de la table, pour arracher un accord qu’il considère insatisfaisant.

FFR - Clubs : on négocie en direct ?

Son choix de positionnement comporte un problème, sur le fond : jusqu’ici, les crises de relation FFR-LNR qui ont jalonné sa première année de mandat ne se sont réglées que lorsqu’il travaillait justement en direct avec les clubs. Pour l’heure, ce sont donc les dirigeants des deux camps qui s’activent. En la matière, la jurisprudence ne laisse rien augurer de bon, tant les points d’accord ont été rares ces derniers mois.

Pour tenter d’avancer, le message fédéral est clair : la volonté affichée est de traiter avec les clubs, en court-circuitant la LNR, pour tenter d’obtenir un accord qui serait ensuite soumis à la seule validation du Conseil d’orientation stratégique (Cos) où siègent les deux institutions. Une stratégie perçue par plusieurs présidents comme celle de la division. "C’est de la manipulation pure et simple et il faut absolument que nous restions solidaires, en parlant que d’une seule voix", s’est élevé un président du Top 14, jeudi dernier en réunion collégiale. "Nous souhaitons que ce soit la LNR, en tant qu’instance, qui discute avec la Fédération. Nous ne voulons pas de discussions entre des dirigeants fédéraux et des présidents de clubs pris un par un. C’est très important", insiste Laurent Marti. Un jeu de dupes et une divergence des stratégies couplées à la mise en retrait des acteurs du sportif, qui n’encouragent pas à l’optimisme sur une issue rapide de ce nouveau bras de fer. 

Midi-Olympique.fr
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