La dernière découverte de Jalibert

  • Après avoir découvert les joutes européennes à Northampton en fin de match, l’international sera à la baguette face aux Dragons de Newport. Photo Icon Sport
    Après avoir découvert les joutes européennes à Northampton en fin de match, l’international sera à la baguette face aux Dragons de Newport. Photo Icon Sport
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L’ouvreur international Matthieu Jalibert ne connaissait pas la Champions Cup. C’est une nouvelle étape dans sa prometteuse carrière.

Dans toute cette précipitation du destin. On avait fini par perdre de vue cette réalité. Mathieu Jalibert, international à 18 ans, huit sélections à ce jour, 36 matchs de Top 14 dans les jambes, n’avait encore jamais joué la Champions Cup. Il a découvert ce nouvel univers la semaine passée à Northampton, 26 minutes en fin de match. Assez quand même pour apporter son écot à ce joli petit succès à l’extérieur. Pas la performance de l’année, sans doute, mais un vrai pas vers une qualification qui tend désormais les bras aux Girondins. Il a trouvé le moyen de faire une sorte de passe décisive, une pénalité renvoyée par un poteau qui retombe dans les bras d’un opportuniste Cordero. "Mais ce n’était pas travaillé, s’amuse-t-il. Disons qu’on a su provoquer la chance pour gagner ce match. Oui, j’ai vécu ce match un peu comme une rencontre de phase finale, des débats assez fermés où le verdict se joue à pas grand-chose."

Ne pas être obsédé par le bonus

Mais il a tout de même pu percevoir la différence entre les joutes du Top 14 et la scène continentale. "Oui il y a un peu plus de vitesse, notamment au niveau des regroupements. L’arbitrage est différent, les arbitres laissent plus jouer." Une caractéristique qui n’est pas faite pour le pénaliser. Ses fameuses accélérations, nous les avons encore détaillées lors de l’entraînement de mardi, via un écran télé, depuis la tribune de Chaban ou la main courante d’André-Moga, elles sont toujours si incisives. La Coupe d’Europe, c’est aussi des souvenirs, de l’époque où il n’était pas du tout sûr de jouer un jour en première. "Je me souviens de plusieurs choses, une victoire en Ulster (octobre 2016, N.D.L.R.), une victoire à Exeter (décembre 2016), deux performances qui m’avaient marqué. J’avais aussi été frappé par cette défaite à domicile contre Exeter alors qu’on avait fait le plus dur au cours des matchs précédents. Elle avait beaucoup marqué le club. Mais j’ai le sentiment que l’UBB a toujours bien figuré dans cette compétition."

On imagine qu’il sera à la baguette face aux Dragons de Newport pour un rendez-vous qui, certains le disent ouvertement, pourrait déboucher sur une victoire bonifiée. Matthieu Jalibert ne souscrit pas à cette idée : "Je sais, il faut marquer beaucoup de points dans ce format à quatre matchs. Mais on va d’abord se concentrer sur la victoire simple, déjà par respect vis-à-vis des Dragons. Si on part dans l’esprit du bonus, on se trompe d’objectif." Évidemment, tout le monde suppose que ces Dragons n’ont pas l’envergure d’un candidat aux quarts de finale, mais ils abritent quand même au moins quatre internationaux gallois confirmés (Moriarty, Wainwright, Dee, Tompkin) plus le vétéran Jamie Roberts. Mais leur défaite initiale face aux Wasps sera dure à effacer : "Les Dragons joueront sans pression, dans le plus pur style gallois, un style construit, avec beaucoup d’occupation. Comme leur équipe nationale."

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