La tentation all black pour commencer

  • Les Bleus de Charles Ollivon, Gaël Fickcou et Thomas Ramos affronteront-ils les All Blacks en ouverture du Mondial 2023 ? Réponse au mois de février… Photo Icon Sport
    Les Bleus de Charles Ollivon, Gaël Fickcou et Thomas Ramos affronteront-ils les All Blacks en ouverture du Mondial 2023 ? Réponse au mois de février… Photo Icon Sport
Publié le

Avec les All Blacks dans la poule des Bleus, le rêve d’un choc immense en match d’ouverture prend forme. Reste à savoir si les considérations sportives ne freineront pas les logiques de spectacle.

La question ne sera tranchée qu’en février mais, lundi après-midi, elle était déjà sur toutes les lèvres : les poules désormais connues, quelle équipe affrontera le XV de France, en ouverture de la compétition, le vendredi 8 septembre 2023 ? Forcément, la présence de la Nouvelle-Zélande dans la poule des Bleus excite les imaginaires.

À ce sujet, Claude Atcher, directeur général de cette Coupe du monde 2023, se voulait prudent, lundi : "On pourrait imaginer un match exceptionnel, qui lancerait la compétition de manière incroyable. Mais il faut garder l’attractivité de l’événement de façon linéaire."

Avant le tirage au sort, Atcher avait pourtant confié dans les colonnes de La Dépêche du Midi "rêver d’un match d’ouverture France - Nouvelle-Zélande pour lancer la Coupe du monde. Ce serait le match idéal".

Le tirage au sort lui ayant offert cette opportunité, ira-t-il au bout de son idée ? Ce lundi, il bottait en touche. "Nous ne savons pas encore quelle sera l’affiche inaugurale. On a des idées, qu’on va partager avec le staff de l’équipe de France. Il sera impliqué dans ce choix, pour décider du premier match." Car c’est ici un critère à prendre sérieusement en compte : le staff du XV de France aura son mot à dire sur le choix de cette première rencontre, avant un calendrier qui lui sera par la suite imposé.

Forcément, la question fut donc posée à Fabien Galthié, lundi, quelques minutes après le tirage au sort. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le sélectionneur des Bleus n’a pas fermé la porte. "Pourquoi pas ? En rugby, tout le monde aime la Nouvelle-Zélande et les All Blacks. Ce serait un challenge immensément excitant que de les affronter dès le premier match, sur notre sol, dans notre stade. Nous aimons les All Blacks." Ces louanges appuyées, presque excessives, Galthié les a prononcées lors d’une visioconférence à laquelle le sélectionneur néo-zélandais Ian Foster participait également. À ces mots, il a largement souri.

Ollivon : "Moi je souhaiterais que ce soit le match d’ouverture"

Du côté des joueurs, l’idée d’ouvrir le bal face à la Nouvelle-Zélande semble également faire son chemin de séduction. À commencer par Charles Ollivon, lundi soir sur les antennes de RMC. "Moi je souhaiterais que ce soit le match d’ouverture, car ça te permet de rentrer tout de suite dans la compétition en termes d’intensité, explique le capitaine des Bleus. Je pense que c’est le top pour bien entrer dedans, et immédiatement." Tout le monde s’accorde, donc, pour un sommet face aux All Blacks dès la première rencontre ? Pas si simple. Dans ces discussions, le président de la FFR Bernard Laporte aura également son mot dire. Et Laporte, qui avait vécu comme sélectionneur le fiasco de 2007 avec la défaite inaugurale face à l’Argentine, montrait lundi un enthousiasme bien plus mesuré à l’idée de croiser la route des All Blacks dès le premier match, qui doit tenir une promesse de spectacle mais également lancer une dynamique sportive positive. "En 2007, c’est le staff qui avait choisi l’Argentine et nous avons vu ce qu’il s’était passé (12-17, N.D.L.R.). Nous aurions peut-être mieux fait de prendre l’Irlande…" admettait Atcher, toujours dans La Dépêche du Midi. Avant de positiver. "Si nous voulons être champions du monde, il faudra battre tout le monde. Et regardez les Sud-Africains l’an dernier, ils ont perdu un match contre les Néo-Zélandais et ils finissent champions du monde. Ce n’est pas rédhibitoire de perdre un match en poule et parfois, c’est plus avantageux que de finir premier." Sur ce point, les deux hommes s’accordent. "Pour être champions du monde, il faudra battre tout le monde."

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?