L’apprentissage de Montpellier

  • Vincent Martin veut enfin débloquer son compteur d’essais cette saison. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Vincent Martin veut enfin débloquer son compteur d’essais cette saison. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Débordés par la vitesse d’exécution et la précision collective du Leinster le week-end dernier, les Héraultais veulent poursuivre leur apprentissage face aux Wasps, vice-champion d’Angleterre.

Bâtir une équipe de rugby prend du temps. Beaucoup de temps. Et l’on ne parle pas ici de construire simplement un effectif en recrutant. Ça, c’est la tâche qui incombe au président du club. Le staff lui, doit mettre l’ensemble en musique, faire fonctionner ensemble un groupe d’une quarantaine de joueurs en les alignant sur des repères communs. Et pour cela, il n’y a pas de hasard : il faut du vécu. Les hommes du Leinster l’ont montré la semaine dernière : nettement moins puissants que leurs adversaires sur le papier, les joueurs de Leo Cullen n’ont pour autant jamais eu de difficulté à trouver de l’avancée. Comment ? En développant un rugby rapide, efficace, et surtout très précis. Bien qu’irréprochables en termes d’engagement, les Cistes ne pouvaient que constater l’écart qui les séparait de leurs adversaires : "Le match de la semaine dernière a montré le travail qu’il nous restait à faire, notamment dans mon secteur, en défense, expliquait en conférence de presse l’entraîneur adjoint Jean-Baptiste Elissalde. On voit que l’on tient le coup en Top 14, mais que dès que le rythme s’accélère, on est en difficulté. Un match comme cela met en lumière ce qu’il ne va pas."

Le MHR est donc toujours en apprentissage. Mais on gagerait qu’il apprend plus vite en se mesurant aux meilleurs d’Europe plutôt qu’en passant cinq essais à une équipe de bas de tableau de Top 14 : "On vient de jouer une équipe qui avait 36 victoires sur 37 matchs, et on enchaîne sur l’équipe finaliste du dernier championnat anglais. Il n’y a pas de match facile en Champions Cup. C’est dans ces moments-là que l’on apprend beaucoup. Le Leinster nous a montré comment on se prépare pour exister dans cette compétition", prolongeait Elissalde.

Bécognée va découvrir l’Europe

Rompu aux joutes européennes, le flanker tricolore Fulgence Ouedraogo sait parfaitement ce qui attend son équipe à Coventry : "Les Wasps sont une très belle équipe. Ils sont vice-champions d’Angleterre et même s’ils sont plus en difficulté en ce moment cela va aller vite, cela va taper fort. Encore une fois, notre ambition sera de nous hisser au niveau de cette Coupe d’Europe." Certains joueurs du MHR devront aussi se hisser à ce niveau, à l’image du troisième ligne Alexandre Bécognée. Révélé à Mont-de-Marsan où le joueur de 24 ans a signé trois saisons abouties, il a relevé le challenge du MHR avec qui il a découvert le Top 14 (5 apparitions, 2 titularisations) : "Mon intégration se passe bien. Je viens de Pro D2 où je jouais pas mal, mais je voulais me lancer un challenge en venant ici. Une opportunité de jouer en Top 14, cela ne se refuse pas. J’ai vraiment constaté la différence entre les deux niveaux en termes de vitesse et de précision, mais j’apprends beaucoup au contact de joueurs comme Fufu (Ouedraogo) ou Louis (Picamoles)." Probablement titulaire face aux vice-champions d’Angleterre ce week-end, le jeune troisième ligne devrait encore poursuivre son apprentissage. Comme son club.

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