Nouveau bras de fer entre LNR et FFR au sujet du XV de France

  • Les présidents de clubs veulent que Fabien Galthié participe aux négociations quant à la mise à disposition des joueurs. Photo Icon Sport
    Les présidents de clubs veulent que Fabien Galthié participe aux négociations quant à la mise à disposition des joueurs. Photo Icon Sport
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La semaine passée, les négociations ont repris autour de la libération des internationaux pour le prochain Tournoi. Les positions de départ semblent éloignées mais il faudra trouver une solution.

D’une période internationale à l’autre, c’est le même refrain. Les interminables discussions entre la FFR et la LNR, sur la libération des internationaux pour la fenêtre d’automne, furent d’autant plus brûlantes que s’était ajouté le nombre de matchs à disputer, entre le Tournoi 2020 à finir et l’instauration de la Coupe d’Automne des Nations. Au bout de négociations à rallonge et de recours juridiques, un accord avait finalement été trouvé sur un programme de six rencontres pour le XV de France, avec une limitation à trois feuilles de match par international. Trente et un joueurs étaient convoqués durant la semaine à Marcoussis et vingt-huit étaient conservés le week-end (cinq réservistes). Trois éléments étaient relâchés dans leur club le jeudi. Pour cela, un avenant avait été signé à la convention FFR-LNR, laquelle régit le cadre du Tournoi 2021.

Dans les faits, et en l’état actuel, le staff des Bleus peut disposer de trente et un joueurs pour une durée de huit semaines. Mais le sélectionneur Fabien Galthié répète sa volonté de s’appuyer sur un groupe de quarante-deux pour ses entraînements à haute intensité. Il avait obtenu gain de cause lors du dernier Tournoi. Mais le président bordelais Laurent Marti s’interroge : "Combien faut-il libérer de joueurs ? Nous estimons que quarante-deux, c’est beaucoup. Nous nous sommes aperçus que ceux n’étant pas retenus dans le groupe final, mais ayant participé à de gros entraînements avec opposition, sont dans une situation ambigüe. Ils rentrent chez nous, guère plus fatigués que s’ils étaient entraînés avec leur club, si ce n’est le poids du voyage. Mais ils ressentent une fatigue psychologique et n’ont pas participé à la préparation du match à jouer le samedi ou le dimanche. Enfin, il est difficile de demander à un autre joueur, qui a vécu toute la semaine de préparation, de laisser sa place à un international."

Compromis à trente-six ou trente-sept ?

Une première réunion a eu lieu jeudi dernier, à laquelle ont été associés certains managers de clubs concernés. Plusieurs options furent posées sur la table. Des dirigeants auraient affiché une position ferme et proposé de s’en tenir strictement à la convention actuelle. Ils seraient néanmoins minoritaires et le fait de "perdre" tous les joueurs huit semaines entières, alors que des matchs de Top 14 sont programmés sur des week-ends ne concernant pas le Tournoi, n’arrangent pas la majorité des clubs.

"Il y a unanimité chez les présidents pour que les discussions se passent entre Fabien Galthié, et les représentants des staffs du Top 14, via la commission sportive où siègent Ugo Mola, Franck Azéma et Laurent Travers, explique Laurent Marti. Les deux parties doivent trouver la bonne solution, pour que le dialogue se déroule sur le plan sportif, c’est notre credo. Dans un second temps, on se mettra d’accord avec la FFR. Je pense que nous trouverons un équilibre."

La tendance d’une solution dite intermédiaire semble tenir la corde. Galthié ne bénéficierait pas de quarante-deux joueurs mais un compromis pourrait se dégager autour de trente-six ou trente-sept, ce qui lui permettrait de travailler en opposition, d’autant qu’il est susceptible de compléter le groupe avec des septistes qui sont au CNR et reprendront la compétition en avril.

Lui et ses adjoints devraient aussi éviter au maximum de sélectionner deux joueurs du même club au même poste, quand il est stratégique, par exemple deux talonneurs ou deux demis de mêlée. Enfin, les échanges entre staffs du XV de France et des clubs pourraient être plus intenses, notamment pour informer les managers aussi tôt que possible des absences ou retours de leurs internationaux et, ainsi, mieux les anticiper. Ceci dans un souci d’une meilleure gestion de leur groupe, comme Marti l’évoquait précédemment.

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