Perpignan-Oyonnax, le choc des styles

  • L’emblématique troisième ligne Damien Chouly est impatient d’en découdre et de montrer qui est le patron. Photo Icon Sport
    L’emblématique troisième ligne Damien Chouly est impatient d’en découdre et de montrer qui est le patron. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Perpignan Aimé-Giral va être le théâtre d’une des plus grosses affiches de la saison. Au-delà des enjeux comptables, l’USAP et Oyonnax se livreront à une véritable opposition de styles.

"C’est l’un des matchs les plus excitants de ce début de championnat." En joueur expérimenté qu’il est, Damien Chouly ne se trompe pas et résume en quelques mots l’affiche opposant Perpignan à Oyonnax, ce vendredi soir à Aimé-Giral (20 h 45). L’un est leader et reste sur trois victoires bonifiées. L’autre pointe quelques rangs plus bas avec un match en retard et est invaincu à l’extérieur. Les deux sont candidats aux phases finales et revêtent, surtout, l’étiquette de prétendants à la remontée en Top 14. Le décor est planté. "En Pro D2, toutes les rencontres sont importantes. Mais si on arrive à atteindre nos objectifs de qualification, Oyonnax est une équipe que l’on recroisera sans doute. C’est le genre de rendez-vous qu’il ne faut pas rater. Nous avons fait ce qu’il faut depuis le début de la saison pour s’y préparer", assure l’entraîneur catalan, Patrick Arlettaz.

Pour l’Usap, l’indiscipline ne pardonnera pas

Mais "Perpi - Oyo", ce n’est pas seulement un choc entre deux cadors de l’antichambre de l’élite, c’est aussi une véritable opposition de styles et de philosophies. D’un côté, une Usap joueuse, débridée, assoiffée de possession et très complète défensivement. En face, une formation haut-bugiste puissante, très pragmatique, reine de l’occupation et de la maîtrise. "Il n’y a pas de vérité. Dans l’histoire du rugby, tous les styles de rugby ont gagné à un moment donné. Et là, on a deux styles qui s’opposent un peu. Ce sont deux conceptions et deux approches du rugby différentes. Et ça c’est intéressant", confirme Patrick Arlettaz. "Ce que fait Oyonnax est très cohérent . Ils le font très très bien. Ils ne seraient pas à ce niveau, en enchaînant les victoires depuis le début de la saison, si leur jeu n’était pas cohérent. Cette équipe a une certaine façon d’appréhender le rugby, qui gagne. L’Usap en a une autre, et qui gagne aussi. Chacun défend sa vérité et ça met un challenge supplémentaire. Ce que l’on voudrait, c’est de faire en sorte que notre vérité soit victorieuse à la fin du match", lance l’instigateur du jeu des Sang et Or.

Depuis leur défaite accidentelle contre Béziers à Aimé-Giral (10-16), les coéquipiers de Mathieu Acébès paraissent difficiles à stopper. Après un précieux succès sur la pelouse de Vannes, jusqu’ici invaincu, Perpignan a enchaîné trois autres victoires, toutes auréolées du bonus offensif. Même à Valence-Romans, la semaine dernière, les Catalans sont repartis avec cinq points. Une première cette saison. Mais malgré ce nouveau carton plein, les Sang et Or ont fait preuve d’une indiscipline qui pourrait bien leur coûter à l’avenir, à commencer contre Oyonnax.

La formation de l’Ain se nourrit des fautes adverses et score essentiellement grâce à son buteur Yohan Le Bourhis. Le deuxième meilleur réalisateur du championnat a inscrit, à lui seul, 56 % des points oyonnaxiens cette saison, et reste sur deux rencontres à au moins vingt unités. L’Usap est prévenue. "Nous sommes au courant : l’indiscipline adverse, c’est l’arme numéro un d’Oyonnax pour scorer, pour gagner du terrain. À nous d’être de grands garçons et de prendre les choses en main", lance le pilier gauche Quentin Walcker. "Il va falloir être à notre meilleur niveau sur la discipline, ne rien donner sous peine de se retrouver à défendre toute la partie et encaisser des points", conclut le troisième ligne Damien Chouly, un des grands noms aligné dans ce qui sera assurément le choc de la 14e journée, au parfum de phases finales.

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Emilien VICENS
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