Bayonne : Sam Nixon, la bonne pioche

  • Sam Nixon s’est imposé comme un des meilleurs droitiers du Top 14.
    Sam Nixon s’est imposé comme un des meilleurs droitiers du Top 14. Pablo Ordas - Pablo Ordas
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Meilleure recrue dans les avants de l’Aviron, l’Anglais de 24 ans s’épanouit dans un nouveau cadre et apporte une réelle plus-value.

Mardi, sur le terrain d’entraînement de Jean-Dauger. Alors que la séance matinale vient de se terminer, Sam Nixon prend son temps pour échanger avec Eric Artiguste et Joël Rey. Le pilier range ensuite, avec le coach des avants, les derniers plots ou ballons qui traînent, alors qu’un membre du staff nous confie : "Il est comme ça, Sam. Il aide beaucoup." Malgré une arcade droite amochée lors du match contre Leicester, "Big Sam" affiche un grand sourire. Il est heureux au Pays basque. Ça se voit et ça se ressent sur le pré.

Débarqué à Bayonne en juillet dernier, le pilier droit fait partie des grosses satisfactions du recrutement d’intersaison. Ce talent ? Il est à mettre au crédit de Yannick Bru, qui l’a repéré au cours d’un voyage à Bath, où entraînait alors son ami Pierre-Henry Broncan. "Yannick était venu voir une de nos séances, raconte Nixon. Quand il m’a ensuite fait visiter Bayonne, il m’a alors très clairement expliqué la direction dans laquelle le club voulait aller."

Andrew Sheridan en modèle

Les mots du manager ont alors convaincu ce "potentiel du rugby anglais" de traverser la Manche. "Je savais que le rugby était très important ici. Ça a été un facteur primordial" détaille celui qui a débuté ce sport à huit ans à Sherborne. Et après six mois, on peut affirmer que ce voyage est payant. "À Bath, je ne jouais pas autant que je voulais, concède-t-il. Maintenant, je joue beaucoup plus et j’apprends différemment." Titularisé à sept reprises, celui qui a pour modèles Andrew Sheridan et Julian White, s’est vite adapté au Top 14 et a déjà fait souffrir quelques gauchers de la division. "On peut être bon face à certaines équipes, mais là, nous avons affronté des cadors et Sam a été au rendez-vous. Je ne m’attendais pas, au début, à ce qu’il soit aussi performant" apprécie Joël Rey.

Sur le terrain, sa solidité impressionne. Une qualité très certainement acquise dans la ferme familiale où ce touche-à-tout, qui a aussi pratiqué la rame et le badminton, a grandi et travaillé. Mais le champ d’action du garçon né à Dorchester ne se limite pas qu’à dominer ses vis-à-vis en mêlée. "Défensivement, il est capable de faire entre cinq et dix plaquages par match. Ce n’est pas forcément commun pour un joueur de son gabarit et de son poste, souligne Rey. Sur le jeu, son dynamisme est encore à travailler, mais dans la conquête pure et dure, c’est vraiment une bonne pioche." Au repos lors du déplacement à Parme, rentré une demi-heure contre les Tigres la semaine dernière, l’Anglais sera du voyage dimanche dans le Tarn où sa densité et sa rudesse dans le jeu au sol ne seront pas de trop, si l’Aviron veut l’emporter.

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Pablo ORDAS
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