Au Racing, les seconds couteaux sont mortels

  • Entré à la mi-temps, Nolan Le Garrec (18 ans) a réalisé une prestation de haute volée et s'affirme de plus en plus.
    Entré à la mi-temps, Nolan Le Garrec (18 ans) a réalisé une prestation de haute volée et s'affirme de plus en plus. Icon Sport - Icon Sport
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Face à Agen, le staff francilien avait choisi de laisser au repos l’immense majorité de ses cadres. Verdict ? Ce Racing a du coffre…

Pourquoi le Racing, intouchable ou presque depuis plusieurs mois, a-t-il mis autant de temps avant de marquer au fer rouge les corps et les cœurs agenais, en lambeaux ou presque cette saison ? Laurent Travers, le patron sportif du club des Hauts-de-Seine, explique en préambule : « L’équipe d’Agen a d’abord fait ce qu’il fallait pour nous poser problème. Et puis, nous avions de notre côté fait douze changements par rapport à la semaine dernière. Les joueurs ont eu du mal à trouver leurs automatismes ; ils étaient dans le rouge car ils ont eu beau s’entraîner avec sérieux, rien ne remplace la compétition. En clair, il leur a fallu vingt-cinq minutes pour trouver leur deuxième souffle. »

Passé une entame fébrile, les réservistes du Racing ont accéléré, broyant Agen avec une insolente facilité et, in fine, prouvant, s’il le fallait encore, que le réservoir francilien est vaste, pour ne pas dire gigantesque. En conférence de presse, Travers poursuivait ainsi : « Au Racing, il y a un groupe qui a envie de s’impliquer, un groupe qui a envie d’en découdre. Et ce genre de performance va booster tout le monde. »

Nolan Le Garrec, à toute allure

Au crépuscule de cette sinistre année 2020, le Racing a donc doublé, voire triplé ses postes et aborde la fin de la saison avec une évidente sérénité. Face à Agen, Ibrahim Diallo a encore marqué les esprits, plaquant à tour de bras, gagnant ses duels, réduisant un peu plus l’écart le séparant encore de Wenceslas Lauret ou de Fabien Sanconnie, ses principaux concurrents au poste. Jordan Joseph, sans briller de mille feux, a fait avancer les Racingmen sur chacun des ballons qu’il eut à négocier et, en première ligne, Guram Gogichashvili, Teddy Baubigny, Cedate Gomes Sa ou Gia Kharaishvili ont simplement humilié leurs rivaux lot-et-garonnais dans le combat collectif.

Mais parmi les présumés réservistes franciliens, c’est la doublure de Maxime Machenaud qui nous a tapés dans l’œil. Entré en jeu à la mi-temps, le Breton Nolan Le Garrec (18 ans seulement !) a immédiatement apporté du tonus à l’attaque du Racing, réussi deux transformations du bord de touche et globalement donné le tournis aux défenseurs agenais, sur la pelouse de Nanterre. Considéré comme l’une des pépites du rugby français, Le Garrec reçut d’ailleurs l’an passé, et alors qu’il était encore mineur, une dérogation de la part de la FFR afin de lui permettre de disputer le Tournoi des 6 Nations avec les moins de 20 ans tricolores. à son sujet, Laurent Travers expliquait dimanche soir : « Nolan a grignoté cinq, puis dix minutes de temps de jeu avec nous. Depuis le début de saison, il participe à tous les entraînements, regarde, apprend. On fait d’ailleurs la même chose avec beaucoup de nos jeunes qui, petit à petit, montent en gamme. Nolan, lui, fait partie de ces diamants qu’il nous tient à cœur de polir. »

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Marc Duzan
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