Toulouse, avec un banc décisif

  • Max Médard, décisif pour le Stade Toulousain en inscrivant l'essai du bonus offensif.
    Max Médard, décisif pour le Stade Toulousain en inscrivant l'essai du bonus offensif. Aurélien Delhanduy - Aurélien Delhanduy
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Derrière les coups d’éclat de Dupont, la victoire bonifiée doit beaucoup au banc toulousain, avec Médard et Méafou notamment.

Les Toulousains avaient la banane après cette froide soirée. C‘était presque la moindre des choses Une victoire avec bonus offensif, un leader Antoine Dupont ultra-décisif. Un jeu offensif obsessionnel qui finit par payer (lire en page Grand Angle), une impression d’euphorie qui a fini par une sorte de feu d’artifice. Voilà les facteurs les plus évidents de ce dernier succès de la dure année 2020. « Un succès à l’usure », commenta un Dupont modeste au sujet de son apport personnel.

Pourtant, à se repasser rapidement le match dans notre mémoire, on trouve d’autres différences marquantes entre les deux équipes. La mêlée d’abord, c’est à une poussée dévastatrice de son pack que le Stade dut son dernier essai de la première mi-temps conclu par Selevasio Tolofua. Ironie du sort, ce morceau de bravoure vint rattraper une erreur de Pita Ahki pourtant à son aise tout au long du match. Après avoir éliminé plusieurs défenseurs, il termina l’action par une mauvaise passe qui permit à Maynadier de sauver les meubles mais de concéder une mêlée à cinq mètres. On n’a pas non plus oublié que l’essai de Lebel en bout de ligne vint d’un maître ballon porté de ses avants (68e).

Les Bordelais n’ont peut-être pas affiché la même maîtrise collective. « Mais globalement, même si tout ne fut pas parfait. On s’est bien retrouvé dans notre jeu offensif. On voulait absolument éviter leurs contre-attaques. Et je crois que nous y avons réussi. Même si, à la vingtième, ils nous ont fait du mal dans ce secteur. Au final, nous avons imposé notre rythme, c’était le but recherché. Même si nous avons cafouillé quelques ballons, nous sommes allés jusqu’au bout de nos intentions. »

Le symbole Médard

Laurent Thuéry, entraîneur adjoint chargé de la défense fit aussi allusion à l’apport de son banc de touche. « C’était un bras de fer qui a basculé après la 50e. Nos remplaçants nous ont alors beaucoup apporté. Sur le plan défensif d’abord avec quelques phases qui se sont bien goupillées. Mieux qu’en première mi-temps par exemple. Sur le plan offensif, aussi bien sûr, on a vécu des coups d’éclat personnels, mais avec nos entrants nous avons su aller chercher le point du bonus avec application. »

Justement, c’est le vétéran Maxime Médard qui l’a aplati cet ultime ballon, servi par Ramos. L’arrière aux quatre Brennus a parfaitement négocié sa fin de rencontre par son inspiration et sa justesse. Le calvaire final des Bordelais doit aussi beaucoup aux entrées de Charlie Faumuina et de Guillaume Marchand, vraiment très actifs. Relancé sur la question de l’apport de son banc Laurent Thuéry évoqua d’ailleurs son cinq de devant. Emmanuel Meafou, l’un des moins connu de l’effectif a aussi apporté son écot. Le jeune Australien de 22 ans, s’est distingué sur tous les points chauds. Aux yeux forcément exercés de ses coachs, il a marqué des points très précieux. Lui qui n’a été que trois fois titulaire en Top 14 fera partie des joueurs qui devraient vivre une belle ascension.

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Jérôme Prévot
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