Paris revient fort

  • Prestation réussie pour Joris Segonds face aux Brivistes, alternant jeu au pied d’occupation et  attaques de la ligne d’avantage.
    Prestation réussie pour Joris Segonds face aux Brivistes, alternant jeu au pied d’occupation et attaques de la ligne d’avantage. Icon Sport
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Lestés de cinq points après leur victoire face à Brive, les soldats roses restent solidement accrochés au peloton de tête du Top 14.

Tout n’est pas encore mirifique, au Stade français : l’équipe menée par Paul Alo-Emile a visiblement du mal à défendre sur les mauls pénétrants adverses, rate encore beaucoup trop de plaquages et, plus globalement, son jeu manque encore par moments de fluidité. Malgré tout, Paris gagne, Paris avance et, petit à petit, Paris consolide sa place dans le wagon des six qualifiés du championnat. Pour l’instant, Gonzalo Quesada -appelé à la rescousse pour sauver ce club du péril qui le guettait l’an passé- remplit donc parfaitement sa mission. Et, avant que les soldats roses ne se rendent à Toulouse pour voir ce qu’ils ont vraiment dans le ventre, le manager argentin a bel et bien redonné la foi à Hans-Peter Wild, dont l’investissement dans la capitale semblait jusqu’à présent plus que vain…

Du côté de la Porte d’Auteuil, l’ancien entraîneur des Jaguares est aussi très bien secondé par plusieurs joueurs prenant, semaine après semaine, de l’épaisseur. D’abord, Joris Segonds s’est installé comme le titulaire indiscutable du poste de demi d’ouverture. Une nouvelle fois excellent face à Brive, l’ancien Aurillacois a parfaitement géré la partie de son équipe, alternant parfaitement entre jeu au pied d’occupation et attaques de la ligne adverse : à ce sujet, lui que l’on a si longtemps considéré comme un buteur exclusif prend de plus en plus de risques balle en mains, mord dans la ligne avec vitesse et appétit, place ses coéquipiers dans les bons intervalles et nous fait in fine découvrir un pan de son jeu que l’on connaissait peu. À ses côtés, il est impossible de passer sous silence la performance de James Hall, juste sur toutes ses initiatives, ou Kylian Hamdaoui, percutant contre Brive sur chacune de ses prises de balle, marqueur et passeur décisif.
 

Alo-Emile, l’indomptable

En troisième ligne, si Pablo Matera fut plutôt discret pour sa première titularisation en Top 14 après les soubresauts d’une affaire que l’on connaît désormais tous, Marcos Kremer a, comme à son habitude, abattu une forêt d’adversaires et Antoine Burban, à propos duquel on a un temps pensé que la fin avait sonné, a posé, dans son style caractéristique de gratteur-récupérateur, d’énormes problèmes aux attaquants brivistes : le flanker international du Stade français n’a peut-être pas encore quatre-vingts minutes dans les jambes mais, de semaine en semaine, se rapproche toujours plus de son meilleur niveau.

Le cinq de devant parisien, bien que secoué par les mauls pénétrants adverses, a de son côté rendu une copie propre en mêlée fermée et, surtout, au niveau des soutiens au porteur de balle, récupérant un nombre incalculable de ballons dans les mains des attaquants corréziens et, à ce jeu-là, Paul Gabrillagues ou Matthieu De Giovanni eurent leur influence. Devant eux, il n’est plus question de dire tout le bien que l’on pense du Samoan Paul Alo-Emile : imprenable en mêlée fermée, fort sur les impacts, adroit balle en mains, le capitaine des soldats roses est à n’en pas douter le meilleur « droitier » du Top 14.

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