Angleterre : déjà cinq matchs supprimés

  • Les partenaires de Ben Youngs (à droite) seront au repos forcé ce week-end puisque des cas de covid ont été détectés dans l’effectif de Northampton. Du coup, Leicester devrait se voir attribuer quatre points, selon la jurisprudence instaurée en Premiership. Photo Icon Sport
    Les partenaires de Ben Youngs (à droite) seront au repos forcé ce week-end puisque des cas de covid ont été détectés dans l’effectif de Northampton. Du coup, Leicester devrait se voir attribuer quatre points, selon la jurisprudence instaurée en Premiership. Photo Icon Sport Actionplus / Icon Sport - Actionplus / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Le Premiership n’est pas arrêté mais il a déjà été amputé de cinq rencontres, jouées « fictivement » en raison de cas de covid dans les effectifs des clubs anglais.

La Grande-Bretagne a décidé lundi de revenir à un confinement total après une journée à 60 000 contaminations. Mais les championnats professionnels ont été maintenus, dont le Premiership. Ca ne veut pas dire que les clubs anglais ne souffrent pas, loin de là. Northampton, par exemple, a vu son match de ce week-end annulé à cause de « plusieurs cas positifs » dans son effectif. Les Saints devaient affronter Leicester, samedi, dans le traditionnel derby des Midlands. Et l’on apprit dans la foulée que le club comptait aussi plusieurs cas-contacts obligés de s’isoler. Northampton n’a donc plus le droit de programmer des entraînements jusqu’à lundi et ses joueurs positifs devaient rester isolés pendant dix jours. Pour couronner le tout, son centre d’entraînement a été fermé. On rappelle que le dernier match de Northampton, face aux London Irish, avait déjà été annulé. Pas facile de maintenir un effectif compétitif dans ces conditions.

Deux défaites "covid" pour les London irish

Grosse différence avec la France, les matchs du championnat anglais ne sont pas reportés et doivent faire l’objet d’une péréquation décidée par un comité spécial de Premiership Rugby, qui organise et gère le championnat.

On compte désormais cinq rencontres « fantômes » depuis la reprise (21 novembre) et elles ont fait l’objet jusqu’à présent du barème suivant : les équipes touchées par le virus ont été créditées d’une défaite et de deux points, leurs adversaires, d’une victoire et de quatre points. Ce qui devrait être aussi le cas de ladite rencontre avec quatre points pour Leicester et deux pour Northampton « Pourtant, le club a été très rigoureux dans le suivi du protocole. D’ailleurs, nous aurions pu jouer samedi ou dimanche car nous avions assez de joueurs valides. Mais nous allons suivre l’avis des autorités, qui est de ne pas jouer et de fermer nos installations jusqu’à la semaine prochaine », a commenté Chris Boyd, le manager des Saints.

Le match Exeter - Bristol semblait aussi tangent, à l’heure où nous écrivons ces lignes car plusieurs cas de covid avaient été détectés dans le club du Devon mais le champion sortant faisait savoir qu’il ferait tout pour jouer samedi. Son manager Rob Baxter a annoncé une nouvelle séance de tests pour hier jeudi ou aujourd’hui vendredi. On rappelle que les Chiefs avaient dû annuler son match de Coupe d’Europe face à Toulouse, perdu 28-0 sur tapis vert.

A ce petit jeu des points distribués sans jouer, les grands perdants sont les London Irish qui ont été responsables de deux « forfaits » face à Bath et Northampton les 26 décembre et 3 janvier. Ils se retrouvent dixièmes sur douze. Une équipe a pour l’instant bénéficié de l’épidémie, Worcester qui ne compte que deux victoires : une d’un petit point lors de la 1re journée face aux London Irish (11-10) et l’autre fictive face aux Harlequins le 1er janvier. De l’avis général, l’équipe des Midlands a bien besoin, sportivement, de ce coup de pouce. On rappelle que Leicester avait vécu, le 20 septembre, un quart de finale de Challenge Cup supprimé mais par la faute de Castres. Bath aussi n’a pu jouer face à La Rochelle le 17 décembre.

Cette stratégie des matchs supprimés a des avantages : elle devrait permettre à la compétition de se jouer en temps et en heure. Mais elle pourrait déboucher sur une saison totalement erratique avec des joueurs confrontés au chômage technique. On se demande aussi si la gravité de l’épidémie en Grande-Bretagne ne va pas déboucher sur des affiches de Coupe d’Europe annulées la semaine prochaine. Les clubs français sont déjà aux aguets. même si l’EPCR a promis un nouveau protocole (page 20). Mais la variante britannique du Covid 19 semble si invasive .

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