David Darricarère (entraîneur de Castres) : « Je suivais le club de près car j'aime le CO »

  • David Darricarrère veut valider la bonne sortie lyonnaise dès ce week-end en recevant Agen.
    David Darricarrère veut valider la bonne sortie lyonnaise dès ce week-end en recevant Agen. Icon Sport - Icon Sport
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De retour à Castres, l’entraîneur des 3/4 évoque ses liens avec le club et les autres membres du staff et veut valider rapidement la victoire au LOU.  

Pouviez-vous rêver mieux qu’une victoire à Lyon comme entrée en matière ?

Que ce soit en termes de résultat ou de comportement, cela a été vraiment exceptionnel. Mais je n’étais arrivé que le mercredi et, même si j’y ai participé, le plus gros du travail de préparation avait été fait par le staff. Après, dans l’état d’esprit, cela fut évidemment satisfaisant mais il reste beaucoup de choses à améliorer.

D’autant plus qu’après chaque grosse prestation à l’extérieur, le CO a chuté derrière…

Il faut respecter la performance qui a été réalisée à Lyon et donc enchaîner, garder le même niveau de concentration et de motivation. Aujourd’hui, on doit absolument valider cette victoire.

Comment, avec votre regard neuf, expliquez-vous les difficultés rencontrées par ce groupe à domicile ?

Il existe plusieurs facteurs à prendre en compte. Quand on commence à perdre un match à la maison, puis un autre, il y a une sorte de pression négative qui s’installe dans la tête des joueurs. Et aussi un certain manque de confiance. Pourtant, les succès à l’extérieur doivent justement permettre au groupe de prendre confiance. C’est vraiment un problème de confirmation de résultat. Le but est de transformer cette pression en quelque chose de positif. Même si, en l’occurrence, l’absence de public joue certainement un rôle également.

Comment avez-vous senti le groupe en débarquant la semaine dernière ?

Sincèrement, j’ai trouvé des joueurs très concentrés dans leur façon de s’entraîner, ou dans la nouvelle organisation que le staff met en place. J’ai vu des garçons qui n’étaient pas abattus, mais au contraire enthousiastes et déterminés à remonter la pente, à sortir de ce bas de classement.

Était-ce rassurant du coup ?

Oui, en un sens. J’ai fait quelques jours de travail avec eux et ils ont tout de suite répondu présent sur le terrain. Ils se sont investis, ont été attentifs. On sentait très vite leur envie de réaliser de meilleures performances.

Connaître l’environnement du club où vous avez entraîné entre 2013 et 2015, et certains joueurs que vous aviez eus sous vos ordres, est-il un réel avantage ?

Sûrement. Effectivement, je connaissais déjà certains joueurs que j’avais entraînés et avec qui j’avais quelques affinités. Cela a sans doute facilité le discours et donc le message. Mais ils ont aussi beaucoup évolué depuis mon départ. Au niveau du club, les structures ne sont plus les mêmes, le staff a été complété et élargi avec de nombreuses compétences à tous les niveaux. Cet environnement est prêt pour de grandes performances.

L’anecdote étant que vous aviez déjà vécu une opération maintien au CO avec Mauricio Reggiardo en 2015, quand ce dernier était arrivé en février…

Honnêtement, je n’ai pas trop pensé à cela. J’avais gardé beaucoup de contacts avec Mauricio et je suivais le club de près car j’aime le CO. Alors, quand on m’a appelé le lundi soir pour me demander de revenir donner un coup de main, ma réponse a d’emblée été positive.

Vous avez donc cette proximité humaine avec Mauricio Reggiardo mais aussi avec Pierre-Henry Broncan, qui a été promu entraîneur en chef…

Oui, c’est vrai. Pierre-Henry et moi, c’est une relation de longue date puisqu’on a joué ensemble une saison à Mont-de-Marsan et on ne s’est jamais perdus de vue depuis. On s’appelait trois, quatre ou cinq fois par semaine pour parler de rugby, de stratégie, pour échanger sur les joueurs. En fait, avec Pierre, on était constamment en contact. Avec Mauricio aussi, mais un peu moins souvent.

Depuis la fin de votre aventure à Mont-de-Marsan, à l’issue de la saison dernière, attiendez-vous impatiemment de nouvelles opportunités ?

Disons que, dans ce milieu, ce sont des choses qui se présentent parfois… J’étais reparti sur une mission avec le projet France jeunes et avec Sébastien Piqueronies, auprès des moins de 20 ans pour cette année. J’avais donc accepté de replonger dans la machine du haut niveau français. Mais, quand j’ai reçu ce coup de fil, j’étais évidemment intéressé par l’idée de retrouver un club. Comme je n’avais pas coupé avec le Top 14, j’avais envie de relever ce challenge et de faire partie de cette aventure.

Vous étiez à la tête des trois-quarts des moins de 20 ans français, sacrés champions du monde en 2018 et 2019. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Une belle expérience, d’abord du rugby international, puisque ce sont d’autres standards. Et, sur les deux titres mondiaux, avec deux groupes différents, deux managements différents, c’était vraiment enrichissant pour moi. Cela fait du bien de voir la fraîcheur de ces jeunes joueurs qui ont un enthousiasme fou et surtout un excellent niveau. On constate aujourd’hui que beaucoup évoluent en Top 14 ou même dans la grande équipe de France. Cela prouve que notre formation est de qualité.

Pour ce premier match à domicile avec Castres, vous retrouvez Agen, un autre club où vous avez entraîné en 2012-2013…

Je connais bien le nouveau manager (Régis Sonnes, N.D.L.R.), l’entraîneur des trois-quarts (Sylvain Mirande, qu’il a entraîné à Dax) et aussi le nouvel entraîneur des avants (David Ortiz) puisqu’on a bossé ensemble sur le projet moins de 20 ans. J’ai pas mal d’affinités avec ce club historique mais je suis investi à 200 % dans l’aventure castraise. On discutera donc avant le match, sans doute après, mais je suis focalisé sur la performance du CO.

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