Nationale : place au jeu

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    Nationale : place au jeu. DDM - Emilie Cayre.
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Ce week-end marque le retour aux terrains. Les présidents des clubs et la FFR ont trouvé un consensus pour voir la compétition arriver à son terme.

C’est une des premières bonnes nouvelles du rugby de cette année 2021. La poule Nationale va retrouver les terrains à partir de ce samedi 9 janvier. Et, sauf nouvelle flambée incontrôlable de l’épidémie de la Covid-19, ce championnat, lancé en début de saison pour faire le lien entre mondes amateur et professionnel ira à son terme grâce à plusieurs remaniements de sa formule décidés par ses acteurs en concertation avec la FFR (lire page ci-contre).

En effet, la Fédération française de rugby - gestionnaire de cette compétition - et les présidents des quatorze clubs engagés se sont mis autour d’une table et ont su trouver un consensus pour permettre à la Nationale de remplir sa mission : promouvoir deux clubs en Pro D2. Pour y parvenir, il a fallu prendre en considération plusieurs problématiques engendrées par la pandémie. Interrompue au mois de novembre dernier alors que la France entrait dans le deuxième confinement imposé par le virus, la Nationale avait déjà déroulé ses six premières journées et les clubs avaient joué un nombre de matchs hétérogène. Par exemple, Dijon, Suresnes et Tarbes affichaient six matchs au compteur tandis que Bourgoin, lourdement impacté par la Covid-19, n’avait disputé que trois rencontres au moment de l’arrêt de la compétition. Il fallait aussi réussir à caser un grand nombre de journées dans un espace-temps réduit par les deux mois d’arrêt du championnat.

Au moment de l’arrêt, Nice, Bourg-en-Bresse, Suresnes et Tarbes occupaient les quatre places qualificatives tandis que Blagnac et Massy fermaient la marche. C’est ce classement figé depuis deux mois qui fera foi ce week-end pour la reprise des hostilités. Mais autant l’écrire tout net, au vu des circonstances exceptionnelles il est anecdotique et c’est bien une nouvelle compétition qui démarre. Qui aura le mieux géré la longue coupure ? Les équipes en forme cet automne supporteront-elles les frimas de l’hiver ? L’avenir le dira. À cette heure, il est surtout important de noter que cette compétition a été sauvée par ses acteurs qui sont déjà très attachés à son modèle et à ses promesses de promotion vers le monde professionnel et de formation pour les joueurs en devenir.

Tous ont su travailler en bonne intelligence en mettant parfois leurs ego de côté et la Nationale ne sera pas tuée dans l’œuf. Reste à savoir, d’ici la fin de la saison, comment les clubs de cette division, qui seront forcément impactés par la crise économique, vont gérer le huis clos imposé par la pandémie et la perte de revenus qui en découle. C’est un autre débat, mais pas le moindre.

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David BOURNIQUEL
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