Saint-André : « J’avais oublié ce que c’était que de dormir trois heures la veille d’un match... »

  • HeadCoach Philippe SAINT ANDRE of Montpellier Rugby during the Top 14 match between Lyon OU and Montpellier at Gerland Stadium on January 6, 2021 in Lyon, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Stade Municipal de Gerland - Lyon (France)
    HeadCoach Philippe SAINT ANDRE of Montpellier Rugby during the Top 14 match between Lyon OU and Montpellier at Gerland Stadium on January 6, 2021 in Lyon, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport) - Stade Municipal de Gerland - Lyon (France) Icon Sport - Icon Sport
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Satisfait mais aussi un brin frustré par ce premier point de bonus défensif récolté par le MHR à Lyon pour son grand retour sur un banc du Top 14, Philippe Saint-André est revenu mercredi soir sur cette drôle de journée, ainsi que sur ses perspectives d’ici la fin de la saison.

Quel goût prend votre première bière d’après-match, pour votre grand retour sur un banc de Top 14 ?

Elle n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas nous plus excellente. On ramène un point qui pourra être important à la fin de la saison mais pour l’heure, ce qui prédomine, c’est qu’il y avait peut-être mieux à aller chercher. 

Justement, n’avez-vous pas un petit regret d’avoir procédé à tant de changements après le match de Toulouse ?

Nous avons seize blessés, il était difficile de faire autrement à 2 ou 3 exceptions près, peut-être… Ce mercredi, on n’avait même pas de deuxième ligne sur le banc, rendez-vous compte ! On voulait aussi relancer des joueurs comme Giudicelli, qui n’avait plus joué depuis 11 mois, et quelques autres. Certains ont gagné des points, d’autres en ont perdu. Mais sur l’état d’esprit, la volonté de ne rien lâcher, j’ai trouvé l’équipe intéressante. Après, il y a deux ou trois choses que je n’ai pas compris, comme en mêlée où il me semblait que nous étions très stables, ou cette touche sur laquelle Louis Picamoles est pris en l’air… On est treizième, c’est comme ça, on est arbitré comme une très petite équipe. Après, ce qui est certain, c’est qu’on doit aussi être beaucoup plus discipliné en première période. 

Entraîner vous avait-il manqué ?

Je me suis souvenu de ce que c’était que de ne dormir que trois ou quatre heures avant un match, se torturer l’esprit sur le management, le coaching… J’ai pris beaucoup de plaisir au moment du speech d’avant-match, que j’avais axé sur la discipline. Je suis aussi content que les quelques petites choses que nous avons changées ont bien fonctionné, puisqu’on marque deux essais à cette très belle équipe, qui a une grosse densité athlétique derrière. 

Au sujet de la discipline, comment expliquez-vous justement la nervosité de votre équipe dans le premier acte, avec notamment ce carton jaune récolté très tôt par le jeune Samuel Maximin ?

Ce jeune, c’était son premier match de Top 14, je ne suis même pas sûr qu’il a entendu l’arbitre siffler... La satisfaction est au moins d’avoir rectifié le tir en seconde période, même si ça n’a manifestement pas été suffisant aux yeux de l’arbitre. A nous d’être encore plus exemplaires pour changer cette image.

Lorsque Thomas Darmon a quitté le terrain quelques minutes plus tard, ne vous êtes-vous pas demandé ce que vous veniez faire dans cette galère ?

On voulait quoi qu’il arrive terminer le match avec Paillaugue en 10, on a dû faire le remplacement plus vite que prévu. J’ai surtout eu très peur quand Serfontein a commencé à tirer la jambe avant la mi-temps, car nos trois remplaçants derrière avaient joué 80 minutes trois jours plus tôt. Mais finalement, on s’en est plutôt bien tiré, avec notre capitaine Arthur Vincent et Caleb Timu qui n’ont pas eu besoin de rentrer et pu garder des forces pour ce week-end, même si cela en a obligé d’autres à serrer les dents. Une opération, maintien, c’est ça : personne ne doit rien lâcher.

Votre mission pourra-t-elle s’étendre au-delà de la saison ?

Non. J’avais dit à ma prise de fonction que j’étais là pour seize matchs. Il n’en rste plus que quinze, quinze matchs pour garder le MHR en Top 14. On a un président qui donne beaucoup, qui a plein d’idées pour développer ce club il faut en retour que les joueurs mouillent le maillot pour cela. C’est pour cela que je suis revenu sur le terrain, et ça n’ira pas au-delà. C’est le deal que j’ai avec le président, mais aussi avec ma femme, ainsi que mon staff. Comme je fais moins de choses que Xavier Garbajosa, cela oblige Jean-Baptiste Elissalde et Olivier Azam à en faire beaucoup plus. Travailler quinze heures par jour sur le terrain, c’est un boulot de jeune !

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