Grenoble, force et fierté

  • Le FCG de Taleta Tupuola avait besoin d’une victoire pour repartir du bon pied mais et est allé la chercher à Oyonnax
    Le FCG de Taleta Tupuola avait besoin d’une victoire pour repartir du bon pied mais et est allé la chercher à Oyonnax - Jean-François Basset
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Largement menés à la pause (24-3), les Grenoblois ont renversé la situation pour s’imposer près d’un an après leur dernier succès en déplacement.

A Oyonnax, pour son premier rendez-vous de l’année, le FC Grenoble s’est permis d’ouvrir l’album aux souvenirs. Ceux réveillés dans l’antre de Mathon auraient pu ramener à la rencontre qui, le 5 mars dernier, avait clos la saison des deux clubs sur un large succès haut-bugiste (40-21). à la pause, le score de 24 à 3 et les trois essais pointés par les Oyomen semblaient annoncer une issue similaire. Quaranteminutes plus tard, l’improbable remontée des Isérois leur a finalement apporté leur premier succès en déplacement depuis près d’un an (24 janvier 2020, à Béziers, 25-16).

« C’est une magnifique victoire. Trois mots la résument : fierté, engagement, bonheur », apprécie Stéphane Glas qui ne veut surtout pas se contenter de ce simple résultat : « Il ne faut surtout pas s’imaginer que parce que nous avons gagné à Oyonnax, tout va redémarrer. Lors de notre dernier déplacement à Angoulême, nous avions été catastrophiques et c’est justement face à cette équipe que nous disputerons notre prochaine rencontre. Il nous appartient maintenant de faire en sorte que cette performance à Oyonnax fasse partie de l’histoire de notre saison. Nous devons nous libérer et ne plus rien lâcher. »

Zupan, quelle première !

La performance réalisée dans l’Ain prend d’autant plus de relief que le choix avait été fait de procéder à de nombreux changements dans le groupe. Stéphane Glas s’en explique : « L’équipe-type, c’est celle qui enchaîne les bons matchs, les victoires. Compte tenu de nos résultats, nous n’étions pas dans ce contexte. Nous avons cherché à aligner l’équipe que nous jugions la plus compétitive pour affronter Oyonnax. » Le demi de mêlée Florian Zupan, qui avait fait une première apparition de huit minutes à Carcassonne, a ainsi connu sa première titularisation : « Cela fait deux ans que je m’entraîne avec les pros et cette première, je l’attendais. Là je me dis qu’avoir connu la victoire à Mathon pour ma première, je vais m’en souvenir toute ma vie. »

Du haut de ses 20 ans, il n’hésite pas à rejeter l’argument du manque de confiance pour expliquer une première période qui laissait craindre le pire : « Si cela avait été le cas, à 24 à 3, nous ne serions jamais revenus. Il est évident que nous avons eu du mal à nous trouver durant cette première mi-temps. à la pause, nous avons convenu qu’avec de la hargne et de l’envie, les choses pouvaient tourner. Nous avons fait appel à notre fierté. Face à cette équipe d’Oyonnax épaisse, il fallait chercher à mettre de la vitesse. Nous avons gagné mais nous devons rester convaincus que nous n’avons encore rien fait. Cette victoire n’est qu’un début. »

A Oyonnax, le FCG a effacé un an de voyages à vide pour s’ouvrir de nouveaux horizons. Il l’a fait en affichant à la fois sa force et sa fierté, deux valeurs qui depuis toujours ornent son blason.

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Jean-Pierre Dunand
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