L’exploit historique de Valence-Romans

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    L’exploit historique de Valence-Romans Midi Olympique
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Vainqueur de son premier match à l’extérieur en Pro D2 de son histoire, le VRDR reste à la lutte dans la course au maintien.

Le stade Aguilera est une terre qui réussit bien aux équipes du bas de tableau et aux promus. Si Valence-Romans n’est plus, à proprement parler, un promu, les Drômois évoluaient il y a un an et demi en Fédérale 1, et sont venus, vendredi soir, se rajouter à la liste des mal classés venus triompher en terre basque.

Est-ce le récent pan d’histoire, ou les dernières prestations intéressantes des mal classés (Soyaux-Angoulême, Mont-de-Marsan) fin 2020 qui ont convaincu les Damiers qu’un succès était envisageable ? « En toute humilité, je pensais qu’on pouvait créer l’exploit, tout simplement, par rapport au contexte du huis clos et à ce match de reprise, expliquait Johann Authier après la rencontre. C’était d’ailleurs le thème de la journée : créer l’exploit. Le BO sortait de deux gros matchs à l’extérieur avec des performances abouties. Je savais que les conditions ne seraient pas très bonnes pour produire leur jeu habituel de large-large. Et je savais, aussi, avec les prestations que nous avions faites ces derniers temps, que nous étions capables de les contrer sur la conquête, le jeu au pied, la lutte aérienne… Je me suis dit que si nous faisions une belle entame nous aurions l’opportunité de l’emporter. » Le plan établi par le technicien fut appliqué à la lettre. Bons sur la première demi-heure, avant de subir la révolte des Basques, les visiteurs ont notamment gagné grâce à la réussite de leurs buteurs, auteurs d’un 100 % (7/7 pour Javaux, 2/2 pour Lorée). « Ça fait plaisir parce que, très souvent, ce sont les joueurs d’en face qui faisaient 100 %. Nous avions toujours un ou deux ratés » soulignait le manager du VRDR.

Collet : « On a mis le curseur quelque part, on ne peut plus aller en dessous »

Bien aidés par le carton rouge, il faut le reconnaître, les joueurs du VRDR ont donc remporté un match loin de Georges-Pompidou pour la première fois de leur histoire en Pro D2. À l’extérieur, ils ne s’étaient plus imposés depuis mai 2019. C’était alors en Fédérale 1. « C’est loin d’être un aboutissement parce que ce n’est pas parfait, calmait cependant Benjamin Collet. L’investissement, c’est le strict minimum que l’on puisse mettre quand on rentre sur un terrain de rugby, surtout vu notre situation. Nous avons mis le curseur quelque part, nous ne pouvons plus aller en dessous. » Heureux, mais loin d’être sauvés, les Drômois préféraient donc rester humbles, conscients que le plus dur reste à venir dans la course pour le maintien, puisqu’ils recevront deux concurrents du bas de tableau (Rouen et Soyaux-Angoulême) au cours de ce mois de janvier. Des matchs pour lesquels l’intendant du club devra sortir de ses placards un nouveau jeu de maillot, puisque ceux portés au Pays basque, ont été offerts aux joueurs, après ce succès mémorable.

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Pablo Ordas
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