Montpellier : la valse des managers va se poursuivre

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    Montpellier : la valse des managers va se poursuivre. Icon Sport
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Il y a une semaine, Mohem Altrad écartait Xavier Garbajosa sans ménagement. Depuis sa prise de pouvoir, le patron du club cherche -sans succès- la personne idoine pour le rôle de manager.

Saint-André a beau avoir enfilé à nouveau le survêtement, enchaîné quatre séances vidéos dans la semaine, et s’être cogné deux fois six heures de bus dans le week-end - « Ce que je n’avais pas fait depuis près de dix ans » - en ce samedi matin, il est catégorique : « Je ne suis là que pour six mois, pour sauver le club. » Nommé le samedi soir après la défaite de trop, face à Toulouse, comme manager du MHR en remplacement de Xavier Garbajosa, « PSA » ne sera qu’un intérim. Par volonté personnelle. Pourtant, le président Mohed Altrad a voulu le propulser en première ligne sur le terrain. Et depuis de longues semaines.

Xavier Garbajosa et son côté intransigeant n’ont jamais trouvé grâce auprès de l’homme fort depuis dix ans du MHR. Il y a à peine un an, il lui a adjoint Philippe Saint-André comme supérieur. Puis demandé à ce dernier, fin septembre, de venir lui prêter mains fortes sur la pelouse. Bon gré, mal gré, l’ancien sélectionneur du XV de France, qui ne voulait pas marcher sur les prérogatives de « Garba », avait accepté, en se faisant tirer un peu par la manche. Un mois plus tard, l’adjoint des avants, PierrePhilippe Lafond, était écarté, au profit d’Olivier Azam (proche de Saint-André).

Deux épisodes qui avaient donné un peu de temps à Garbajos, a qui voulait révolutionner le système du jeu du MHR, avec un projet de jeu très axé sur le déplacement et l’évitement. Seulement, le troisième revers à domicile sera celui de trop. Dans la foulée de la défaite face à Toulouse (16-9), Altrad informe Garbajosa qu’il est écarté. Depuis novembre 2014 et l’éviction de Galthié, l’ancien trois-quarts du Stade toulousain est la quatrième victime des foudres du P.-D.G. du groupe éponyme avec Galthié (qui gagnera aux prud’hommes plus de 500 000 €), White et Cotter, qui tiendront deux saisons chacun.

La piste Urios évoquée

« PSA » n’assurera qu’une mission ponctuelle avant de reprendre, en principe, ses prérogatives extra-sportives. La suite ? « On a le temps », indiquait ce weekend Mohed Altrad, par téléphone, même s’il travaille sur plusieurs hypothèses. L’une d’elles mène à Christophe Urios. Comme Boudjellal en son temps, Altrad est très attiré par une collaboration avec le patron sportif actuel de l’UBB. On lui a fait passer son CV mais le manager bordelais est sous contrat jusqu’en 2023 et semble parfaitement à son aise en Gironde. Altrad tentera-t-il une approche auprès du président Marti ?

À ce jour, elle semble vouée à l’échec. De ses propres dires, celui qui est aussi le plus gros sponsor du XV de France a rencontré « par trois fois » Michael Cheika, sans toutefois déclencher la moindre étincelle. Chez nos confrères de L’Équipe, Altrad a affirmé vouloir « quelqu’un qui puisse laisser une empreinte ». À suivre.

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Les commentaires (1)
StadeToulousain Il y a 1 année Le 12/01/2021 à 20:19

Le problème est que Montpellier n'est pas une terre de Rugby. Ce club n'a aucune âme. Malgré la succession des meilleurs entraîneurs, l'effectif pléthorique, les meilleurs résultats de ce club depuis plus de 10 ans sont 2 finales de TOP 14 perdue face à Toulouse puis Castres. ALTRAD à versé des tonnes de pognon pour rien...