Spring, la promesse du Racing

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À 19 ans, Max Spring est considéré comme l’un des plus grands espoirs du poste d’arrière, en France. Qui est-il ? D’où vient-il ? Un début de réponse, ici...

Ne vous fiez surtout pas au patronyme : « Max Spring » a beau sonner anglo-saxon, le jeune arrière du Racing 92 est un Jiff, un vrai de vrai, un môme issu de l’un des clubs les plus denses de la Nouvelle-Aquitaine. Nafarroa ? Ce sont 500 licenciés au dernier recensement, tous issus des cantons de Saint-Jean Pied de Port et Saint-Etienne de Baïgorry, deux micro villages de 1500 habitants nichés au pied des Pyrénées, postés à quelques lieues du chemin de Compostelle et des « ventas » d’Arneguy et Ispeguy, divines enclaves où l’essence, le litron de Ricard et le paquet de clopes attirent à elles des milliers de chalands, le week-end venu.

Max Spring, alors ? Il doit son nom de famille à un père (Sean) arrivé de Nouvelle-Zélande dans les années 90, à l’époque où Saint-Jean Pied de Port et Baïgorry ne combattaient pas sous la même tunique, au temps où ces humbles bourgades, alors membres de feu le « Groupe B », avaient pris l’habitude d’accueillir (et battre, le plus souvent…) les bastions en péril du rugby de papa, qu’ils se nomment Lourdes, Cahors, Albi ou Pamiers. À l’époque, Sean Spring était un demi d’ouverture doué, très doué même. Et dans les nineties, il eut un tel coup de foudre pour le pays basque et l’intérieur des terres qu’il ne repartit jamais à l’autre bout du monde, épousant une fille du pays, traçant son sillon en Euskadi, élevant ses trois garçons au pied du col de Roncevaux. « Mon père tient à ses racines néo-zélandaises, sourit Max Spring en préambule. Mais je crois bien qu’il se considère comme Basque, désormais ! »

Max Spring : « Je veux croquer un maximum »

L’aîné de la fratrie Spring (19 ans) a donc débuté le rugby à Nafarroa (Fédérale 2) à 5 ans, marchant dans les traces du pater familias, alors éducateur au club. « En parallèle, poursuit le jeune homme, j’ai aussi beaucoup joué à la pelote basque ». Naturellement doué, Max Spring passa son enfance dans le pays basque intérieur avant de migrer sur la côte à 15 ans. Il poursuit : « J’ai alors intégré le pole Espoirs de Bayonne et l’Aviron bayonnais. Je suis très attaché à mon village natal mais en signant à Bayonne, je faisais un premier saut vers l’âge adulte ». Pouvant occuper les postes de numéro 9, ouvreur, centre ou ailier, Spring s’est malgré tout épanoui à l’arrière, tapant l’an passé dans l’œil des sergents recruteurs du Racing 92, Christophe Mombet (le directeur du centre de formation) et Laurent Labit, depuis passé au chevet du XV de France. « En fait, détaille l’intéressé, il ne m’a fallu qu’un voyage en banlieue parisienne pour me rendre compte que l’opportunité qui s’offrait à moi était merveilleuse. Quand j’ai vu le cadre de travail et les installations du club, je n’ai pas hésité longtemps ».

Excellent balle en mains, doté d’une belle pointe de vitesse et plutôt à l’aise sous les ballons hauts, Spring a cette saison convaincu Laurent Travers et Mike Prendergast de lui donner sa chance au plus haut niveau. Le 10 octobre dernier, face au Stade toulousain à Nanterre, il était donc titulaire à l’arrière. « C’était tellement fou, raconte-t-il à présent. À 19 ans, je me suis retrouvé aux côtés de joueurs que j’admirais face à d’autres que j’avais toujours badés. Ce jour-là, Toulouse s’était déplacé à la Défense avec Kolbe, Ramos, Dupont… Ce premier match en pros, je ne pourrai jamais l’oublier ». S’il est aujourd’hui quatrième dans la hiérarchie des arrières franciliens derrière Kurtley Beale, Simon Zebo et Louis Dupichot, le « Nafartar » ne se pose aucune question : « Je n’aurais pas quitté Saint-Jean Pied de Port si je n’avais pas souhaité, au fond de moi, être un jour rugbyman professionnel. Maintenant que j’y suis, je veux croquer un maximum ».

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