Aurillac, la victoire à tout prix

  • L’heure est au sursaut pour les Aurillacois de Paul Boisset. Photo Icon Sport
    L’heure est au sursaut pour les Aurillacois de Paul Boisset. Photo Icon Sport
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Les Cantaliens n’ont d’autre option que la victoire face à des Biterrois revanchards après leur échec à domicile..

Le Stade aurillacois s’est remis dans le rouge tout seul. Certes, les Cantaliens sont dixièmes, à dix points d’une place qualificative mais également à portée de tir de la zone rouge aussi. Et si l’on décortique les quatre dernières journées, les questions et les doutes sont nombreux. Il y a bien deux victoires à la clé mais les succès étaient ternes et les défaites inquiétantes. Ternes tout d’abord, alors qu’on pourrait facilement passer outre puisque huit points ont été pris au passage et que "seule la victoire compte". Oui mais des victoires à l’arraché, en bataillant, en n’arrivant pas à mettre son jeu en place, en ne déstabilisant pas assez les défenses adverses - sauf en infériorité numérique, ce qui reste une énigme. Point noir, une conquête en difficulté ; la satisfaction, le collectif défensif pour protéger sa ligne d’en-but.

Question de discipline

Inquiétantes donc car au niveau du jeu, l’emballement du début de saison n’y est plus. Plus de jus, plus d’essence dans le moteur, vu des tribunes et des écrans, et l’incapacité chronique à casser le premier rideau. D’autant plus dommageable lorsqu’il s’agit de sorties en Charente ou en Normandie, face à deux concurrents directs au maintien. Pour autant, semaine après semaine, chacun nous (r)assure d’une envie et d’une condition physique optimales.

Et que dire de l’indiscipline. Le Stade aurillacois, plus mauvais élève de Pro D2 avec vingt-et-un cartons jaunes et deux rouges. Dans l’œil du cyclone arbitral, les coéquipiers de Pierre Roussel n’ont plus disputé une rencontre à quinze depuis le 7 novembre à Aix-en-Provence, certainement leur plus belle performance de la saison malgré la défaite. En fait, c’est le seul match où Aurillac n’a pas été sanctionné d’un jaune.

Une fois ce portrait brossé, il y a la réalité. Celle de la venue de Béziers qui lorgne toujours sur une place dans les six. Celle du Stade aurillacois qui doit vaincre pour ne pas se faire emporter par le doute. Il faudra tout y mettre : la discipline, la défense, le pragmatisme… mais aussi retrouver sa conquête et la maîtrise du ballon pour que l’Héraultais n’espère rien. Une victoire, à quatre points au minimum, pour souffler, pour respirer et recharger les batteries. Mais surtout une victoire des plus importantes lorsqu’on regarde les trois matchs à venir : un déplacement à Mont-de-Marsan, autre concurrent au maintien, puis réceptions du poids lourd Oyonnax et du leader Vannes. Dans le Cantal, on n’aime pas trop se projeter et faire les choses dans l’ordre. Alors gagnez !

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Jean-Marc Authié
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