Bayonne veut d’entrée chasser ses doutes

  • Bayonne head coach Yannick BRU during the Top 14 match between Racing92 and Bayonne at Paris La Defense Arena on November 29, 2020 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Yannick BRU - Paris La Defense Arena - Paris (France)
    Bayonne head coach Yannick BRU during the Top 14 match between Racing92 and Bayonne at Paris La Defense Arena on November 29, 2020 in Nanterre, France. (Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport) - Yannick BRU - Paris La Defense Arena - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Au sortir d’une période d’inactivité due à la contamination par le virus anglais, l’aviron entre sans transition dans un marathon de huit matchs d’affilée. Avec en préambule, la réception de Pau.

L’hiver s’annonce rude pour les Bayonnais. Avec la venue de Pau en premier lieu, annonciatrice d’une période décisive. Le maintien est clairement en jeu avec ensuite la réception d’Agen, en fin de mois, suivie de la balade à Castres et de la visite de Brive en suivant, concurrents directs. Mais au-delà de ce calendrier insensé, une grosse incertitude plane quant à la capacité des Basques à retrouver l’élan qui les habitait juste avant cette interruption consécutive au match face à Leicester. Dans quelles conditions se présentera la formation de Yannick Bru ? Lui-même est en proie à ces interrogations. Et ce n’est même pas l’adversaire en lui-même qui est le plus grand ennemi. "Quand on joue des équipes du top 6, il nous faut réaliser des exploits, note-t-il. Puis quand ce sont des outsiders, ce sont des matchs qui comptent double. La pression ne retombe jamais. Mais ce n’est pas ce qui me préoccupe. On sort de trois semaines d’inactivité. Mon souci est de savoir comment retrouver un niveau d’efficacité et de complicité après cette coupure alors que l’on était dans une bonne dynamique. Toute notre attention se focalise sur nous-mêmes. C’est notre priorité. Le hasard du calendrier met aussi Pau sur notre route. C’est encore une pression supplémentaire."

"Il faut arrêter de se plaindre"

Ces circonstances malheureuses n’ont toutefois pas ébranlé l’Aviron. Qui a fait face. Le discours de son manager se veut offensif. "Il faut arrêter de se plaindre et de s’apitoyer. On essaie avec le peu de séances que l’on a à disposition, de cocher des cases pour faire face à l’intensité qui nous attend samedi."

Avec une victoire, l’Aviron peut prendre quelque avance sur un concurrent direct au maintien et, de plus, envisager la suite plus sereinement. Les enjeux sont connus. "On sait que le défi est très important pour nous, poursuit Yannick Bru. D’autant plus que la Section a pour habitude de venir s’imposer chez nous. On sera face à nos responsabilités."

Cette période pourrait aussi entamer le mental de Bayonne. L’inquiétude se situe à un autre niveau. Bien ciblée par le manager. "Le manque de pratique en compétition, le manque d’adrénaline nous font le plus défaut. Surtout quand on voit nos adversaires directs marquer des points, faire le job. Et nous, on est dans le canapé. Il y a surtout une frustration qu’il faudra utiliser pour être performants demain. Il n’y a que cela qu’on peut maîtriser. Je n’ai pas envie de me polluer avec le reste."

Bien sûr, la confrontation s’apparente à un match charnière, mais le parcours est encore long et se profile sans concession pour les Basques. Ils se préparent à disputer huit matchs d’affilée jusqu’au 6 mars. À ce moment-là, aux portes du printemps, ils sauront. "Si le Pro D2 nous tend les bras ou si notre futur sera positif !" conclut, préoccupé, Yannick Bru.

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Edmond Lataillade
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