Club en pleine tempête recherche phares

  • Cobus Reinach est l’un des meilleurs Montpelliérains depuis le début de saison. Mais contre Brive, ses erreurs et notamment son carton jaune ont coûté cher au MHR. Photo Icon Sport
    Cobus Reinach est l’un des meilleurs Montpelliérains depuis le début de saison. Mais contre Brive, ses erreurs et notamment son carton jaune ont coûté cher au MHR. Photo Icon Sport
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Après six revers consécutifs, les Héraultais espèrent sortir d’un cercle vicieux. Les cadres, déficients à Brive, doivent une revanche.

Si les matchs de rugby duraient soixante-dix minutes, le MHR compterait une quinzaine de points supplémentaires au classement. Après Pau, Bordeaux-Bègles et Toulouse, Brive a, à son tour, subtilisé un succès aux Héraultais dans les derniers instants d’une partie, dimanche dernier. "C’est la quatrième fois que ça nous arrive, soufflait Guilhem Guirado. Les mêmes erreurs se répètent à chaque fois." À Lyon et Toulon, aussi, quand le tableau d’affichage laissait planer une indécision sur le dénouement, les moments clés avaient échappé à l’avant-dernier. Voilà où le bât blesse.

Car pour le reste, la majorité des chiffres s’inscrit dans les standards du haut niveau : en mêlée (85 % de réussite), en touche (87 %), dans les plaquages (87 %) et, dans une moindre mesure, en attaque (4,8 franchissements par rencontre), les troupes désormais emmenées par Philippe Saint-André répondent globalement présentes. Tout n’est pas à jeter, donc. En Corrèze, d’ailleurs, le MHR n’a pas cédé par relâchement ou par suffisance : "J’ai le souvenir de séquences où le collectif reste uni, soudé en défense", notait Arthur Vincent. Mais alors, pourquoi le scénario final des matchs tourne-t-il si fréquemment en défaveur des joueurs à la fleur de Ciste, vaincus six fois de suite depuis début décembre ?

Reinach, c’est le comble

Une grande partie de l’explication tient sûrement dans la fragilité mentale. En la matière, la récente désillusion à Brive pose bien le décor : à la mi-temps, les Héraultais donnaient le sentiment de maîtriser, et avaient été pénalisés à seulement deux reprises ; quarante minutes après, ils comptaient douze coups de sifflet et trois cartons à leur encontre. Soit une pénalité concédée toutes les quatre minutes après la pause. Au cœur de la tempête, les meneurs de route - sans Guirado, remplacé à la 50e - n’ont pas su éviter la déroute. Fulgence Ouedraogo et Arthur Vincent ont eu beau plaquer à tours de bras, Paul Willemse se jeter dans les rucks, Vincent Rattez gratter une balle de match… Mais personne, parmi la douzaine d’internationaux sur la pelouse, n’a assuré le plus important : trouver les mots ou la solution pour calmer des nerfs à vif. Comble de malchance : le meilleur Montpelliérain du début de saison, Cobus Reinach, a même, dans une mesure, précipité la perte des siens avec une pénalité vite jouée à 19-0 et un carton jaune à la 53e pour un en-avant volontaire évitable. Le demi de mêlée sud-africain n’en reste pas moins un des hérauts attendus de la révolution : il est impliqué sur un tiers des vingt-et-un essais de son équipe (quatre comme marqueur, trois en tant que passeur) et compte à lui seul 15 % des franchissements héraultais (9 sur 58).

Reste que le salut ne pourra pas passer par les seuls exploits personnels. Le déclic ne pas se produira sûrement pas tant que la bande de "PSA" continuera d’afficher plus de treize pénalités par match et une telle fébrilité dans les instants clés. Les cadres connaissent leur mission et son importance. Comme l’annonçait Guilhem Guirado, "les finales" pour le maintien, dont la première avait été programmée à Brive, vont s’enchaîner. La prochaine opposera le MHR, ce dimanche, à Castres. Un rival direct et un spécialiste des bras de fer. Quoi de mieux pour prouver son caractère ?

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