Le triangle arrière toujours en chantier

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    Le triangle arrière toujours en chantier Focus Images / Icon Sport - Focus Images / Icon Sport
Publié le , mis à jour

Lors de sa première année de mandat, Fabien Galthié s’est appliqué à constituer une ossature solide au XV de France en misant sur la continuité. En revanche, le triangle arrière est toujours en chantier.

C’est certainement le seul chantier de Fabien Galthié où les fondations ne sont pas encore figées. Le triangle du fond du terrain est toujours source de spéculation et les matchs du mois de novembre ont confirmé que les candidats étaient nombreux. Lors du dernier Tournoi des 6 Nations, le staff des Bleus avait effectué plusieurs essais au poste d’ailier. C’est d’ailleurs à ce poste qu’il y a eu le plus de changements, en raison notamment de la blessure de Damian Penaud, alors que Teddy Thomas a débuté le mandat avec beaucoup de crédit. C’est d’ailleurs ce duo, qui n’a encore jamais évolué ensemble depuis la prise de fonction de l’ancien demi de mêlée, qui part favori car l’ailier clermontois semblait promis à une place de titulaire depuis la Coupe du monde 2019 au Japon où il avait su séduire celui qui n’était alors que « l’adjoint comme les autres » de Jacques Brunel.

Ne pouvant tester cette combinaison, Fabien Galthié a donc dû faire des essais. Vincent Rattez a été le premier à avoir sa chance et il est même celui qui a connu le plus de sélection en 2020. Il ne fait pas partie de la première liste pour le Tournoi 2021, ce qui confirme que le chantier est encore grand. Le staff est aussi revenu à une solution tentée par la précédente équipe en décalant Gaël Fickou sur une aile alors que le très attendu Arthur Retière n’a pas convaincu. Mais surtout, Fabien Galthié est tenté de faire des nouveaux essais car la liste des prétendants s’est allongée depuis la reprise du championnat : l’ancien septiste Gabin Villière, avec moins de dix matchs de Top 14 dans les jambes, a brillé lors de ses deux sélections cet automne face à l’Italie et l’Angleterre.

Enfin, la bonne surprise est venue du Racing 92 avec l’éclosion précoce de Donovan Taofifenua qui a profité des blessures et des absences pour gagner du temps de jeu et démontrer qu’il faudrait compter sur lui dès cette saison. Son assurance sur les ballons aériens est une qualité recherchée par Fabien Galthié qui a décidé de le faire grimper dans la hiérarchie, quitte à écarter Vincent Rattez, certainement moins en vue en raison du manque de résultat de Montpellier. Enfin, même s’il ne fait pas partie du groupe convoqué pour le stage de préparation, le Toulousain Matthis Lebel crève l’écran avec son club et s’est imposé dans une équipe qui cherche le successeur de Yoann Huget.

Le retour en grâce de Dulin

Le chantier est identique au poste d’arrière où la hiérarchie a évolué lors des matchs du mois de novembre. Fabien Galthié devait trouver un remplaçant à Maxime Médard, titulaire lors du mondial 2019. Même si ce dernier n’a jamais annoncé sa retraite internationale, le nouveau sélectionneur était à la recherche d’un joueur pouvant postuler à la Coupe du monde 2023 et avait surpris tout le monde en convoquant puis en titularisant Anthony Bouthier, tout fraîchement débarqué à Montpellier la saison dernière où il ne comptait que quelques matchs en Top 14. L’ancien vannetais avait impressionné lors de ses premières sorties, s’appuyant sur un jeu au pied long et se montrant rassurant sous les ballons hauts. Il avait clairement pris l’avantage sur son concurrent Thomas Ramos, qui avait quitté les Bleus dans l’imbroglio le plus total lors de la Coupe du monde au Japon.

Le Toulousain, connu pour ses qualités de relanceur, présente un profil différent qui n’est pas la priorité du staff technique puisque Fabien Galthié a clairement demandé à ses joueurs de ne prendre aucun risque dans leur moitié de terrain. Bouthier et Ramos semblaient néanmoins avoir des profils complémentaires et ce duo semblait parti pour durer.

C’était sans compter sur le retour fracassant de Brice Dulin, qui partait avec l’handicap de l’âge puisqu’il aura 33 ans lors de la prochaine coupe du monde. Il avait donc été appelé pour dépanner lors de la coupe d’automne des Nations. Il a crevé l’écran en présentant toutes les qualités recherchées par le staff en étant monumental sous les ballons et grâce à la précision de son pied… gauche. Un détail qui a son importance et qui pourrait le propulser tout en haut de la hiérarchie.

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