Orioli est tombé à pic à Grenoble

  • Orioli a inscrit deux essais sous ses nouvelles couleurs, dont un contre le BO. Photo I. S.
    Orioli a inscrit deux essais sous ses nouvelles couleurs, dont un contre le BO. Photo I. S.
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Après des débuts pas vraiment évidents, le talonneur Jean-Charles Orioli a rapidement contribué à changer le visage de son équipe, le triple champion d’Europe espérant même que la deuxième mi-temps d’oyonnax constituera "le tournant de la saison".

Le rugby pro regorge de mystères dont lui seul a le regret. Pourquoi Jean-Charles Orioli s’est-il retrouvé au chômage cet été après la saison qu’il avait réalisée à La Rochelle, où il avait réussi rien moins qu’à doubler dans la hiérarchie Pierre Bourgarit ? Nul ne peut sérieusement l’expliquer, à commencer par l’intéressé qui évoque "un concours de circonstances. À l’origine, La Rochelle devait me prolonger, cela ne s’est finalement pas fait. Et puis, je ne voulais pas aller n’importe où non plus. J’ai eu des pistes avec Grenoble, Béziers, Montpellier mais rien ne s’est concrétisé en raison de mauvais timings. Si bien que je me suis retrouvé sans club et c’était d’autant plus compliqué que je ne me voyais pas faire une pige de trois mois comme joker médical. Je voulais m’engager avec une équipe jusqu’à la fin de la saison. Cela a failli se faire à Montpellier mais le club était coincé par le salary cap".

Jusqu’à ce que l’opportunité de Grenoble se présente, qu’Orioli saisit aussitôt, quand bien même son arrivée ne se passa pas exactement dans les conditions souhaitées, covid oblige… "Après avoir passé un premier test négatif le lundi, puis j’en ai un autre le jeudi pour ma visite médicale, se remémore le triple champion d’Europe. J’ai appris le vendredi que j’avais contracté la covid, sauf qu’entre-temps, j’avais dormi chez un autre joueur à qui je l’ai refilé, qui l’avait lui-même refilé à toute l’équipe. Du coup, on ne peut pas dire que je sois arrivé sur la pointe des pieds…" La poisse collant aux basques du Toulonnais se prolongeant par le biais d’une petite blessure musculaire à un mollet dès ses premiers entraînements puis un premier match contre Aix annulé par les chutes de neige. Quand ça ne veut pas… De quoi craindre d’avoir mis les deux pieds dans une drôle de galère, après trois matchs et autant de défaites ? Orioli jure que non, "parce que les entraînements étaient de bonne qualité. Au fond de moi, je savais que cette équipe valait mieux que ça, mais elle est très jeune et sortait de six mois très compliqués. Moi, je suis arrivé avec beaucoup de fraîcheur et d’envie. Je me devais d’apporter ça".

"Jamais regardé en dessous"

Une mission qu’on peut d’ores et déjà estimer en passe d’être accomplie, Orioli semblant apporter outre son expérience le brin de grinta qui manquait tant au FCG ces dernières semaines, à l’image de sa prestation de "lâche-rien" à Oyonnax qui fut beaucoup dans l’incroyable sursaut du FCG. Le tournant de la saison ? "C’est trop tôt pour se croire arrivé mais j’espère bien qu’il y aura un avant et un après Oyonnax, assume Orioli. Ce match ne doit pas être une simple anecdote. Il faut qu’à la fin, quand on prendra du recul, on puisse considérer ce match comme le tournant de la saison. Pour cela, c’est très bien de rencontrer à nouveau Angoulême, pour tenter d’effacer l’ardoise du non-match que nous avons effectué là-bas voilà trois semaines." Et recommencer enfin à regarder vers le haut ? "Je n’ai jamais regardé en dessous, ce n’est que la mi-championnat, pointe Orioli. Tout ce que je regarde, ce sont les matchs qui restent à jouer. Si on les joue à notre niveau, alors on n’aura même pas besoin de regarder le classement."

Parce qu’on ne douche pas comme ça les ambitions d’un joueur dont l’avenir sera étroitement lié à la fin de saison du FCG. "Ma famille m’a rejoint après les fêtes dans un meublé que je loue en centre-ville. Mon seul objectif est de prendre du plaisir et les choses comme elles viennent. On verra dans quelques mois si le club est content de mes services, ou si je peux avoir d’autres opportunités. Pour l’instant, j’ai surtout la tête à faire de bons matchs." Un état d’esprit que le nouveau catalyseur du FCG cherchera encore à transmettre…

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