Toulon, un hic à l’export

  • Bryce Heem et Beka Gigashvili veulent frapper un premier gros coup à l’extérieur cette saison. Photo Icon Sport
    Bryce Heem et Beka Gigashvili veulent frapper un premier gros coup à l’extérieur cette saison. Photo Icon Sport
Publié le

Redevenus invincibles à domicile, les Toulonnais doivent désormais transposer cette force de frappe hors de Mayol. Dès ce week-end, du côté de la Paris-La Défense-Arena ? Réponse dimanche, peu après 23 heures.

Devinette : depuis combien de rencontres le RCT ne s’est plus incliné à Mayol ? Cinq matchs ? Vous êtes loin. 10,15 ? Vous chauffez. 20 ? Très exactement ! Depuis le 7 septembre 2019, et un revers contre le Lou, les joueurs de Patrice Collazo ont ainsi rendu son invincibilité à Mayol. Dominateurs au large, intouchables en mêlée fermée et capables de se transcender lorsqu’ils doivent défendre leur ligne à l’approche de la sirène, les Varois ont donc retrouvé leur équilibre à la "piaule". Une réussite certaine, qui peine pourtant à se traduire hors du Var. Vous dites ? Vainqueurs d’un seul de leurs six déplacements (à Agen, défait 14 fois sur 14) depuis le début de saison, les Varois n’ont pas encore trouvé la clé à l’extérieur. Parfois très loin (à La Rochelle ou Toulouse), parfois beaucoup plus proches (à Bayonne ou Paris), les Varois ne parviennent pour l’instant pas à faire basculer les matchs en leur faveur. La faute à l’indiscipline ? À la maladresse ? À un manque d’énergie ? Personne n’a véritablement d’explication. "Si l’un d’entre nous avait la réponse, nous aurions réglé ce problème depuis bien longtemps… Je ne sais pas ce qui nous rend plus performants à domicile. Peut-être que c’est galvanisant, car on ressent beaucoup de fierté, d’histoire à Mayol ? Peut-être que de nombreuses équipes ont peur à l’idée de venir nous défier à Toulon ? Je ne sais pas, s’étonnait Bryce Heem quelques jours après la dernière défaite, du côté de Bordeaux, durant laquelle Toulon s’est incliné les armes à la main. Toujours est-il qu’il va rapidement falloir trouver des solutions. On doit jouer à l’extérieur comme on le fait à Mayol, car aujourd’hui c’est frustrant pour les joueurs, le staff et les supporters."

"Faire tomber un gros dans son stade"

Victimes de trous d’air ou simplement dépassés par le contexte ? À Beka Gigashvili de reprendre : "Je ne sais pas ce qui peut expliquer ces difficultés… Sincèrement, j’ai l’impression que nous jouons plutôt bien, mais que nous ne parvenons pas à faire basculer les matchs. C’est vraiment l’un des objectifs de l’équipe : on veut faire tomber un gros dans son stade rapidement. Je pense vraiment qu’il n’appartient qu’à nous d’y arriver, car nous avons beaucoup de qualité dans le vestiaire. C’est certainement dans la tête que nous devons basculer. D’autant que je suis convaincu qu’une victoire à l’extérieur nous donnerait énormément de confiance." Redevenus imbattables dans leur jardin, les Varois doivent désormais transposer cette réussite en déplacement, afin de conforter leur place dans le top 6, voire de bousculer les trois "gros" de ce début de saison, à savoir Toulouse, La Rochelle et… le Racing 92. "C’est une équipe qui propose un super rugby, alors il faudra réaliser un match parfait. On doit parvenir à rester concentrés, à mettre en place notre jeu, à rester disciplinés, mais j’ai confiance en notre groupe, affirmait le pilier droit géorgien. Si tout se passe comme cela doit se passer, je pense qu’on peut faire quelque chose au Racing." Une prédiction, à la veille d’un premier coup de force en déplacement ? Avec un résultat en région parisienne, les Varois enverraient à n’en pas douter un message au reste du championnat.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Pierrick Ilic-Ruffinatti
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?