L'enseignement du week-end de Top 14 : au MHR, le mot d'autogestion n'est plus tabou face à la crise

  • Comme ici avec Cobus Reinach, les Héraultais n’ont pas réussi à se défaire de l’étau tarnais.
    Comme ici avec Cobus Reinach, les Héraultais n’ont pas réussi à se défaire de l’étau tarnais. Midi Libre - SYLVIE CAMBON
Publié le , mis à jour

Encore battu de peu sur sa pelouse, le club héraultais reste enlisé dans les tréfonds du classement. Et la morosité ambiante ne laisse pas augurer des jours meilleurs...

On ne l’a pas croisé dans les couloirs du GGL Stadium mais on imagine que le président du MHR, Mohed Altrad, devait l’avoir mauvaise. Et on le comprend. Rendez-vous compte : son club n’a plus gagné depuis son exploit à Clermont le 4 décembre (victoire 15-21). Depuis, le MHR a enchaîné pas moins de sept défaites toutes compétitions confondues. Si l’on remonte un peu plus dans le temps, on peut même porter ce total à neuf défaites en dix rencontres, depuis les deux victoires bonifiées remportées face à Agen (42-13) et Brive (30-6).

Ne cherchez pas plus loin : ces trois victoires sont les seules dans la saison montpelliéraine. Mohed Altrad aura bien essayé de créer un électrochoc, d’abord en s’en prenant au staff, en l’occurrence l’entraîneur des avants, Pierre-Philippe Lafond, puis le manager, Xavier Garbajosa, quelques semaines plus tard (lire page 8). Dans la foulée, Altrad a demandé à Philippe Saint-André de reprendre des responsabilités de manager, lequel avait déjà fait venir Olivier Azam en renfort pour entraîner le paquet d’avants. 

Le boss du MHR a donc actionné tous les leviers possibles au niveau du staff et l’on se demande bien quels seront ceux qu’il activera dans les jours à venir. Auprès des joueurs cette fois ? Ces derniers semblent terriblement minés par la situation. à commencer par le jeune centre tricolore Arthur Vincent. Lui qui, d’ordinaire, est si frais et spontané n’a pas caché que la situation l’excédait : « Encore une fois, on finit par céder. C’est plus que de la frustration. Ce qui casse les c.... c’est cette indiscipline en fin de match. Nous ne pouvons pas faire les mêmes erreurs toutes les semaines, c’est impossible de gagner en Top 14 de cette façon. » On comprend d’autant plus sa colère que le Tricolore a, une fois encore, fait preuve d’un engagement sans faille.

L’autogestion, solution ultime ?

Alors, que faire ? Altrad a changé le staff. Saint-André a changé de joueurs et même de capitaine. Que leur reste-t-il ? Pas grand-chose, à part une forme d’autogestion. Une solution extrême, peut-être même risquée, mais qui peut éventuellement créer le déclic attendu et galvaniser les joueurs dans les moments de doute. En prend-on le chemin aujourd’hui ? Ce que l’on crut comprendre quand Paul Willemse qui, malgré un bon niveau de français mais une maîtrise encore incomplète de toutes les subtilités de la langue de Molière, a glissé en conférence de presse que « ce n’est pas facile de travailler dans ces conditions, sans entraîneur ». En tout cas, ces dernières heures, des bruits faisaient état d’une volonté d’une partie du groupe de voir les joueurs davantage responsabilisés. Peu importe la solution, après tout. L’important, c’est que le MHR la trouve et au plus vite.

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Simon VALZER
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