Ce CO est définitivement guéri

  • Les Castrais ont réalisé un gros coup en vue du maintien en allant s’imposer à Montpellier.
    Les Castrais ont réalisé un gros coup en vue du maintien en allant s’imposer à Montpellier. Midi Libre - SYLVIE CAMBON
Publié le , mis à jour

Après leurs deux succès en infériorité numérique à Lyon et contre Agen, les Tarnais ont prouvé dimanche, sur le terrain d’un adversaire direct, que le redressement était effectif.

C’est avec un large sourire que David Darricarrère, l’entraîneur des trois-quarts castrais, a avoué après le match : « ça fait du bien de jouer à quinze. » Référence, évidemment, aux précédents rendez-vous qui avaient vu le CO s’imposer à Lyon et contre Agen en ayant disputé la quasi-intégralité de ces deux rencontres à quatorze. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est pourtant dans ce contexte ultra-défavorable que les hommes du manager Mauricio Reggiardo ont trouvé le chemin du rétablissement.

Sur l’orgueil des troupes d’abord. « Il y avait eu aussi de l’intelligence dans le jeu, la réorganisation, la discipline, indique Darricarrère. Ce fut encore vrai à Montpellier. On ne s’est pas affolé et on savait que, si on était au contact dans les dix dernières minutes, on arriverait à les faire douter. » Le scénario fut exactement celui-ci. Preuve d’une formation qui a construit son match et donc clairement mûri dans la stratégie générale. Ce CO-là n’est officiellement plus dans la réaction mais bien dans l’action. Confirmant les progrès réalisés depuis l’électrochoc créé par le président Pierre-Yves Revol, avec la prise de hauteur de Reggiardo, la promotion de Pierre-Henry Broncan comme entraîneur en chef et le remplacement de Stéphane Prosper par David Darricarrère.

« Je ne sais pas s’il y a eu un effet Broncan, rigole Thomas Combezou. Sérieusement, dans notre situation, nous nous sommes vraiment focalisés sur l’objectif du maintien. L’arrivée de « Darri » a peut-être aidé à franchir un cap mais on bossait bien aussi avec Stéphane et il faut avoir du respect pour les personnes qui ont été en place. C’est la loi du sport. » Laquelle s’est traduite par trois victoires de rang. Surtout, le plus visible reste la confiance de ce groupe qui ne cesse d’augmenter. Les signes ne trompent d’ailleurs pas et ce n’est pas un hasard si, plus la rencontre avançait dimanche, et plus Castres tenait le ballon. Davantage que son adversaire en tout cas, et ce fut sûrement le salut de son succès. « Quand on a entamé ce nouveau cycle, nous étions dans un contexte difficile et on ne joue pas de la même façon quand on est treizième que quand on est neuvième ou dixième, explique Baptiste Delaporte. Notre jeu reste basé sur la défense et la pression mais être sorti de la zone rouge a libéré un peu les mecs. »

Le CO s’offre le MHR et continue sa belle série ! #MHRCO #TOP14

Le film du match > https://t.co/LsK9T5DPqz pic.twitter.com/IOfstHQG94

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) January 17, 2021


Combezou : « On ne doutait pas »

Surtout, derrière le redressement opéré ces récentes semaines, l’obsession de poursuivre la progression se fait de plus en plus grande dans les rangs tarnais. Ce qu’illustre Delaporte : « Même si notre situation n’était plus la même au classement, elle restait précaire avant ce déplacement à Montpellier. On ne voulait pas y retourner. » En clair, face à un MHR meurtri et convalescent, le CO se savait plus fort mentalement.

« Ces deux succès à quatorze nous ont permis de voir à quel point on était capables de réaliser de grandes choses, notamment à Lyon, note Combezou. Malgré sa position actuelle, Montpellier reste une grosse équipe mais c’est la différence entre deux dynamiques. On ne doutait pas. » Au-delà du bilan comptable, Castres a aussi profité de cette belle période pour renforcer l’émulation dans l’effectif.

En effet, que ce soit par obligation ou par choix, plusieurs rotations avaient été effectuées dans le XV de départ au GGL Stadium, avec les titularisations de Vanverberghe, Delaporte, Kornath ou Guillemin. Sans que cela n’altère la performance collective. « Tout le monde est impliqué et veut s’éloigner de cette zone dangereuse, se réjouit Darricarrère. Cela s’est vu également sur l’entrée du banc qui n’a pas déçu et a fait la différence en fin de match. » Babillot ou Vaipulu ont ainsi été décisifs.

Voilà comment le CO se retrouve aujourd’hui neuvième, avant d’enchaîner deux déplacements à Clermont et au Stade français. Mais c’est à l’extérieur, où elle totalise quatre victoires et un match nul, que cette équipe est la plus à l’aise. Alors, pourquoi ne pas regarder plus haut si la série se poursuit ? Combezou catégorique : « Non, il ne faut pas s’emballer et se montrer humble. Peut-être que le destin nous fera entrevoir de belles choses en fin de saison mais l’objectif reste de maintenir le club en Top 14. »

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