État d’esprit retrouvé à Biarritz

  • Les Biarrots d’Evan Olmstead ont réussi un gros coup à Vannes. De quoi oublier un peu la défaite à la maison contre Valence. Photo Bruno Peyrel
    Les Biarrots d’Evan Olmstead ont réussi un gros coup à Vannes. De quoi oublier un peu la défaite à la maison contre Valence. Photo Bruno Peyrel - Capture-Evenements-Bruno PERREL
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Après Grenoble et Oyonnax, le BO est venu surprendre Vannes dans son antre de la Rabine. Preuve que cette formation s’affiche toujours comme un candidat crédible à la qualification.

Décidément, Biarritz ne fait jamais rien comme les autres. Notez que c’est peut-être encore la meilleure façon de se rappeler aux bons souvenirs de ses adversaires. Capable de s’imposer hors de ses bases à Grenoble, Oyonnax et, depuis jeudi soir, à Vannes, mais également de perdre bêtement chez elle devant le dernier de la classe, ce BOPB version 2020-2021 reste une énigme et surtout un incroyable paradoxe. Un paradoxe avec du talent et de l’ambition. « Après notre défaite contre Valence-Romans, il n’y avait pas d’impératif de résultat à Vannes », confessait le coach, Shaun Sowerby. Et celui-ci de mettre en exergue ce groupe « encore en construction, plein de talent, plein de caractère, mais qui a encore toujours cette fragilité, ce manque d’expérience et parfois de confiance collective ». Analyse pleine de justesse et de clarté.
 

Une Stratégie payante

Dominés dans les intentions, dans l’occupation et dans la possession pendant quarante minutes, les Biarrots ont réussi à ne pas décrocher au tableau de marque pour mieux rebondir en seconde période, alors même que le jeu breton, au fil des minutes, donnait de la bande et s’enlisait dans un rugby trop approximatif et parfois brouillon. Vannes perdait le fil du match, que Biarritz avait enfin trouvé. Ce qui justifiait et légitimait la victoire des Basques aux yeux de Lucas Peyresblanques. « Oui notre victoire est méritée mais si Vannes gagne, elle reste tout aussi légitime. Je pense que c’est notre maîtrise qui nous fait remporter ce match. Nos sorties de camp ont été bonnes et c’était un élément clé face à cette équipe. Notre défense également, sur les ballons portés, a été efficace. à chercher les touches et non les points, Vannes l’a payé au final. Notre stratégie de prendre systématiquement les points au pied qui se présentaient s’est avérée en revanche payante. »
 

La conviction de réussir l’exploir

Pour autant qu’elle soit belle et marquante, la victoire des Basques était surtout celle d’un état d’esprit. Shaun Sowerby soulignait le caractère performant d’un telle victoire sur le terrain du deuxième : « C’est le genre de performance sur laquelle il faut s’appuyer pour préparer le match suivant. Certes, tout n’a pas été parfait. Nous avons parfois manqué de précision mais nous n’avons jamais rien lâché. C’est ce qui a fait que nous sommes sortis victorieux de cette confrontation. » Les Biarrots avaient en eux la conviction d’un possible nouvel exploit hors de leur habituel champ d’action. C’est ce plus qui leur a permis d’être au final plus fort que les Bretons. La question aujourd’hui est de savoir si les Basques vont réussir à conserver cet état d’esprit retrouvé le temps de quatre-vingts minutes à Vannes ? Seuls les prochains résultats le diront...

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Didier Le Pallec
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