L'enseignement du week-end : en Pro D2, un top 6 se dessine

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Avec le succès de Nevers face à Provence Rugby, un premier écart s’est fait jour entre les six premiers et le reste de la troupe. Même si à ce stade de la saison, rien n’est gravé dans le marbre.

Ce week-end, les matchs retours ont démarré et à la mi-temps de l’exercice, force est de constater, au-delà du spectacle proposé souvent de très bonne facture, que la lutte fait rage à tous les étages. Que ce soit au sommet du Pro D2 où Catalans et Bretons se livrent un duel sans merci pour le statut de premier de la classe, mais aussi dans les dernières places où personne ne semble résigné comme en témoigne le match livré par les Angoumoisins à Grenoble.

Lanternes rouges, les Charentais ont rendu la vie dure aux Isérois. Les Grenoblois confirment péniblement leur performance de la semaine précédente en terres oyonnaxiennes et peuvent toujours espérer un retour vers de plus hautes et plus confortables sphères, plus en accord avec leur statut et leurs ambitions. Il faudra toutefois ne pas ralentir la cadence et aussi espérer un accroc du peloton de tête. Car si le FCG compte un match en retard, le voici désormais à 10 points du sixième strapontin, qualificatif pour les phases finales, et actuellement occupé par Nevers.

L’USON ne flanche pas

Les Bourguignons ont réalisé la très bonne opération de cette seizième journée en venant à bout sur leur pelouse du Pré-Fleuri de Provençaux accrocheurs. Dans cette confrontation directe pour la sixième place, ce sont les joueurs de Xavier Péméja qui ont su tirer le mieux leur épingle du jeu. Après Béziers renversé une semaine plus tôt, les Nivernais confirment leur montée en puissance. Et font preuve eux aussi d’appétit comme le faisait savoir le troisième ligne Julien Kazubek vendredi soir après ce nouveau succès : « On vient de battre deux concurrents directs, en finissant à chaque fois le match à 14. Ça montre qu’on a du caractère. On monte en puissance et on ne veut pas lâcher. On peut viser plus haut que cette sixième place, c’est jouable. On a tous envie d’aller chercher quelque chose à la fin de cette saison. »

Du côté du vaincu du soir, bien sûr la déception, légitime, était au rendez-vous. Les Aixois viennent de connaître une série de trois défaites consécutives. Un coup d’arrêt qui les met à 7 points de Nevers, avec toutefois un match à retard à disputer du côté de… Grenoble, tiens tiens. Ce qui permet au manager Fabien Cibray de ne pas s’inquiéter outre mesure quant à la situation comptable des siens. « Il nous reste 15 matchs à jouer. Le championnat n’est pas figé ce soir. On a un match en retard sur Nevers. Une saison, ça n’est jamais linéaire, il faut savoir faire le dos rond et avancer. Des joueurs importants vont revenir de blessure, ils vont nous apporter beaucoup de fraîcheur. Je suis loin d’être défaitiste », délivrait l’ancien demi de mêlée dans la foulée du match perdu.

Il est vrai qu’à ce stade de la compétition, rien ne semble figé ni couru d’avance, et la course-poursuite promet d’être passionnante et pourrait révéler quelques surprises. Tout peut vite basculer en Pro D2, championnat extrêmement énergivore et plus que jamais homogène.

Qui par exemple aurait parié sur une série de quatre revers d’affilée d’Oyonnax (lire ci-contre) ? Les joueurs de l’Ain, souverains jusqu’à la mi-décembre, se retrouvent désormais cinquièmes et ont été doublés ces deux dernières semaines par Biarritz et Colomiers, qui comptent comme leur nouveau poursuivant un match en retard. Basques et Haut-Garonnais, qui sortaient de deux déconvenues à domicile, ont remis sans tarder la marche avant et ont sauté sur l’occasion. En allant s’imposer à Vannes, le BO a peut-être même relancé la course aux demi-finales. Une course dans laquelle Perpignan à la faveur de son nouveau succès hors de ses bases - le sixième en huit déplacements ! - semble avoir pris quelques mètres d’avance.

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