Lanne-Petit : « Face à Bayonne, on a grandi ! »

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    Lanne-Petit : « Face à Bayonne, on a grandi ! » - Pablo Ordas
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Geoffrey Lanne-Petit (entraîneur des trois-quarts de Pau) voit en cette victoire à Bayonne le renouveau de sa formation.

Êtes-vous pleinement satisfait après avoir nettement dominé un match que vous gagnez finalement sur le fil ?

Nous avons réalisé une super première mi-temps. Quand j’ai commencé, il y a trois semaines, j’avais demandé aux joueurs de retrouver de l’enthousiasme et de faire passer des émotions, à eux d’abord, puis aux gens qui les supportent et à la France entière. Retrouver le cœur de notre équipe, le jeu de mouvement. On l’a fait. J’avais demandé de la maîtrise, il y a eu les émotions. La maîtrise, je ne sais pas. Finalement, ça se termine par une victoire, en maîtrisant les quinze dernières minutes. Cela nous donne beaucoup de joie et surtout de confiance pour la suite car on va être conforté dans l’idée que nous sommes sur la bonne voie.

Que retenez-vous après ce match ? Les quatre points de la victoire ?

La manière aussi avec laquelle nous avons conduit nos quarante premières minutes. Il y a encore des erreurs à gommer mais quatre-vingts minutes abouties, c’est rare. C’était un derby, un match de la peur mais nous l’avons abordé très sereinement. Nous sommes arrivés avec beaucoup de conviction. On a mis du mouvement, on a vu de beaux essais qui n’ont pas été validés. On gagne un match très important pour le maintien et le derby. J’espère que ça va redorer notre image, notre blason et que ça va donner à tous l’envie de nous suivre jusqu’à la fin de la saison.

À la pause, vous étiez menés presque injustement et vous l’emportez. Vous aura-t-il fallu de belles ressources mentales ?

À la mi-temps, c’était dur. Mais mon message a été clair : « Le match dure quatre-vingts minutes. Certes, nous n’étions pas récompensés mais en cas de succès, la victoire ne serait que plus belle. » Nous étions en proie au doute du fait qu’on jouait bien et des deux essais refusés. Le but était de garder la tête haute et de se servir de ça pour lancer notre fin de saison.

Jesse Mogg revient sur le terrain après vingt et un mois d’absence. Quel sentiment avez-vous éprouvé ?

On s’est fait une tape amicale au moment où il entrait sur le terrain. Cela représentait beaucoup de choses. Sur sa première relance, il fait soixante mètres avec le ballon et envoie une passe vissée. C’est bien. À trois minutes de la fin, il a eu une crampe. On va prendre le temps mais il va amener de la sérénité, des qualités également, complémentaires de Charly (Malié, N.D.L.R.) et Hugo (Bonneval). C’est un message fort pour le groupe aussi. Dans mon discours d’avant-match, je me suis servi de lui pour dire qu’aujourd’hui, c’était le renouveau, qu’on avait six mois pour finir à fond et que ça commençait ici à Bayonne. L’image de ce renouveau, c’était ce joueur qui était avec nous, dans le vestiaire.

Comment avez-vous trouvé l’Aviron, une équipe amenée à jouer le maintien comme vous ?

Je les ai trouvés opportunistes comme ils savent l’être. On voulait les défier en conquête et on l’a fait. Gaëtan Germain a été impérial. Ils ont été efficaces. Bayonne fut fidèle à lui-même. Ici, ça va être très dur de venir gagner même pour les grosses équipes. Je suis vraiment fier de mes joueurs.

Même si l’adversaire n’était pas le même, avez-vous senti une progression d’avec la semaine dernière ?

Là où Clermont nous a mis en difficulté, il en a fait de même avec Bordeaux qui est une des meilleures défenses. Il ne faut pas oublier que contre Clermont, on menait 22 à 7 et que nous nous sommes mis tout seul dans la difficulté. À l’image de notre première mi-temps ce soir. Mais nous avons grandi, trouvé le bon équilibre, la bonne balance. Nous sommes sur la bonne voie.

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Propos recueillis à Bayonne par Edmond Lataillade
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