Christian Labit : «La pandémie fausse le championnat»

  • Le manager carcassonnais Christian Labit
    Le manager carcassonnais Christian Labit - Stephanie Biscaye
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Mal en point avec son équipe, actuellement treizième du championnat, le manager carcassonnais Christian Labit est revenu sur la défaite de jeudi dernier de son équipe à Colomiers. Labit est aussi revenu sur cette saison si particulière, marquée par la Covid-19.

Revenons sur votre précédente défaite à Colomiers. Le score de 37-13 est-il vraiment justifié ?

Le score est logique, compte tenu du fait que nous nous sommes entraînés par petit groupe de quatre ou cinq. Nous n’avons presque pas fait d’entraînement collectif. Nous étions en manque de repères, de rythme face à une équipe qui sortait d’un match très disputé face à Vannes alors que de notre côté, notre dernier match remontait au 22 décembre. Cela dit, je ne cherche pas d’excuses. À Colomiers, mon équipe a été dominée, elle a subi. Sur la rencontre, nous avons comptabilisé quatorze fautes au total, qui est une statistique très négative. Cela montre aussi la différence entre une équipe du haut de tableau et l’autre qui est dans la seconde partie du classement.

Vous rencontrez une équipe qui reste sur deux défaites consécutives depuis la reprise. Effectuez-vous ce voyage avec un objectif de résultat ou vous projetez-vous sur la réception de Rouen ?

Tous les matchs sont importants. Je suis fidèle à une philosophie, celle de ne galvauder aucun match. Nous nous rendons à Oyonnax dans un contexte qui n’est pas facile. Les Oyonnaxiens sont à la recherche d’une victoire depuis la reprise. Et de notre côté, on reste sur une sévère défaite à Colomiers. Il n’est pas question de brader ce déplacement. Pendant la semaine, le groupe s’est préparé pour aller chercher le meilleur résultat possible. Après Oyonnax, on pourra se concentrer sur la réception de Rouen.

Par rapport au groupe qui s’est présenté à Colomiers, allez-vous procéder à des changements ?

À Colomiers, nous n’avons pas été épargnés par les blessures. Rynard Landman et Gaétan Pichon ont fait l’objet d’un protocole commotion. Pierre Hughet s’est fait poser cinq points de suture au tendon d’Achille. Baptiste Mouchous souffre d’une blessure à un pouce. Par la force des choses, ces joueurs n’effectueront pas le déplacement à Oyonnax. Notre groupe n’est pas pléthorique, mais je peux compter sur des joueurs qui ont envie de jouer. Je leur fais entièrement confiance.

Avec une treizième place au classement et un match en moins, l’USC vise-t-elle le maintien ou la première partie du classement ?

Je dis que la pandémie a faussé le championnat. La Covid-19 a perturbé notre préparation. Nous n’avons pas fait d’amicaux. On lance notre saison lors de la deuxième journée. Avec une préparation tronquée, nous perdons nos deux premiers matchs à domicile face à l’Usap et Oyonnax. Depuis le début de la saison, on traîne comme un boulet ces deux défaites. Ces deux matchs perdus nous mettent dans le dur. À ce jour, nous sommes treizièmes, ce qui dans un sens est normal. Sur le plan sportif, nous jouons actuellement le maintien. Mais je ne suis pas inquiet. Dans ce championnat, il suffit de remporter deux matchs consécutifs pour se retrouver dans la première partie de tableau.

Alexandre Dardet, le pilier gauche, a-t-il fini la saison ?

Alexandre Dardet a été opéré de son hernie discale avec succès. Il sera absent pendant trois mois, sa saison est très compromise. Nous ne solliciterons pas un joker médical, nous faisons appel à un jeune du centre de formation.

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Didier NAVARRE
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