Falgoux repart au combat

  • Etienne Falgoux est de retour avec l’ASM, qui en a grand besoin. Photo Vincent Duvivier
    Etienne Falgoux est de retour avec l’ASM, qui en a grand besoin. Photo Vincent Duvivier
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Victime d’une rechute au niveau du mollet au début du mois de décembre, le gaucher auvergnat revient aux affaires face au CO avec une farouche envie d’en découdre.

Plus d’un mois et demi que le pilier de Clermont Etienne Falgoux n’a pas remis les pieds sur une pelouse. C’était au Michelin pour un samedi de triste mémoire, avec la défaite des siens face à Montpellier (15-21). Soit les prémices de la petite crise qui suivit et qui vit l’ASM procéder à une petite remise en question après ses échecs si marquants face au Munster (31-39) puis au Racing (22-24), étroitement liés à la série de blessures qui grippa le pack auvergnat… "En ce qui me concerne, je me suis blessé à l’entraînement, et c’était un peu bizarre, se souvient Falgoux. Sur une séance, je me suis re-fait mal au mollet où je m’étais déjà blessé à la fin de l’été. Au début, on a cru à une contracture et puis, les examens ont démontré qu’il y avait une déchirure alors que je n’avais rien ressenti de particulier." Reprise trop anticipée ? L’international tricolore raffûte l’argument. "Si j’avais repris trop tôt, la blessure se serait réveillée beaucoup plus tôt. C’est juste la faute à pas de chance, voilà tout." Un constat que l’on pourrait presque lier à la mauvaise période des Auvergnats, dont Falgoux fut malheureusement un témoin privilégié. "Forcément qu’on le vit difficilement, quand l’équipe est en difficulté et qu’on ne peut rien y faire… Après, sur l’état d’esprit, on a aussi vu de très bonnes choses avec des joueurs qui n’ont rien lâché. Cela n’a rien à voir, par exemple, avec la mauvaise période que nous avons connue il y a trois ans. Et puis, la bonne chose, c’est que des jeunes ont pu en profiter pour engranger beaucoup d’expérience."

"Une grosse équipe doit avoir une grosse conquête"

L’expérience ? Une denrée rare ces dernières semaines à l’ASM, que Falgoux tentera d’apporter samedi à ses partenaires, conscient que ces derniers en ont probablement manqué ces derniers temps. "Je n’irai pas jusqu’à dire que notre conquête a été mauvaise, pointait le pilier. Tout n’était pas à jeter, loin s’en faut. Qu’elle ait été déréglée, rouillée, pourquoi pas mais défaillante, je trouve le terme un peu fort. On n’aurait pas obtenu une victoire à Pau et un nul à Bordeaux avec une conquête défaillante… Par contre, il y a énormément de petits détails à régler, et tout le monde s’y emploie. On en a bien conscience : pour être une grosse équipe, il faut avoir une grosse conquête. C’est aussi simple que ça, et c’est à nous de corriger le tir." Qui plus est face à ces Castrais plus pugnaces que jamais, qui se sont refaits une belle santé depuis leur débâcle à l’aller face à l’ASM. "Le contexte de ce match était tout à fait différent, ils étaient sur une mauvaise série et évoluaient avec une grosse pression sur leurs épaules. Cela avait été très serré pendant un long moment, avant qu’ils craquent sur la fin. Depuis, ils se sont bien remis en selle avec plusieurs victoires à l’extérieur et voudront prolonger cette bonne dynamique. L’avantage avec eux, c’est qu’on sait par quoi ça va passer..."

Trois défaites de rang au Michelin

Ce qui ne va pas aller sans poser de problème... En effet, c’est justement dans ce genre de matchs dont raffole le CO, marqués par un intense combat dans les rucks, que les Jaunards connaissent régulièrement des difficultés à se faire respecter dans leur antre. De quoi attaquer la rencontre avec un brin de doute, sachant que l’ASM reste sur trois défaites consécutives au Michelin, où il n’a plus gagné depuis trois mois ? "Quand on attaque ce championnat, on est évidemment conscient qu’il faut rester intraitable à domicile, admet Falgoux. Mais il ne faut pas que la mauvaise période que nous avons connue devienne une pression négative, on ne doit surtout pas entrer sur le terrain avec la peur de perdre. Bien sûr qu’il faut avoir cette donnée à l’esprit mais il ne faut pas non plus se mettre martel en tête, ce serait contre-productif. On ne doit surtout pas être obnubilé par cette trouille de perdre à la maison." Sous peine de connaître un nouvel échec, qui serait probablement celui de trop...

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