Nevers veut faire durer le plaisir

  • Team of Nevers celebrates the victory  during the Pro D2 match between Beziers and Nevers at Stade de la Mediterranée on January 8, 2021 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade de la Mediterranee - Béziers (France)
    Team of Nevers celebrates the victory during the Pro D2 match between Beziers and Nevers at Stade de la Mediterranée on January 8, 2021 in Beziers, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Stade de la Mediterranee - Béziers (France) Icon Sport - Icon Sport
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Endurcis par des mois dans le ventre mou, les Usonistes vont en Charente avec confiance et vigilance face à un adversaire dos au mur.

On la croyait perdue dans la rigueur éthique et diététique du rugby pro, plus encore noyée dans les brumes de la crise sanitaire. La mythique troisième mi-temps a pourtant contribué au renouveau de l’USON. Le manager Xavier Péméja y avait fait une allusion elliptique après la victoire arrachée de haute lutte face aux Aixois. L’ailier Lucas Blanc confirme : "On a eu l’occasion de faire quelques repas, de se retrouver un peu après les victoires, boire quelques bières. Ça nous a permis de passer de super moments, qui nous ont resserré."

Après ces séances de ressemelage collectif, le groupe a retrouvé le sens de la marche. Un succès net face à Biarritz, des défaites étroites à Colomiers et Oyonnax, comme autant de gages que le club est à sa place parmi les "gros" du Pro D2 et la machine est repartie : "Quand on est dans le ventre mou, ça pique tout le monde. On sait qu’on déçoit le staff, le club, les supporters. Heureusement, on a la chance d’avoir un groupe stable, qui se connaît très bien et qui a toujours bien fonctionné", explique l’ancien Albigeois arrivé sur les rives de la Loire en 2017, lors de l’accession en Pro D2. Idyllique, le début 2021 sans revers illustre cette solidité mentale qui tranche avec la friabilité trop souvent fatale de l’automne : "Quand on voit notre fin de match à quatorze face à Aix-en-Provence, notre mêlée qui ne subit pas à sept contre huit, c’est une sacrée preuve de caractère. Maintenant, il faut que l’on finisse ce bloc en beauté à Soyaux-Angoulême puis avec la réception de Mont-de-Marsan."

Ce soir, au stade Chanzy, où le match de la saison passée avait été annulé à quelques heures du coup d’envoi pour cause de tempête faisant valser les panneaux publicitaires, Lucas Blanc s’attend à une rencontre turbulente face à un adversaire aux abois : "Je connais Vincent Etcheto (les deux hommes se sont côtoyés à Bordeaux-Bègles, N.D.L.R.), je sais quelles sont ses valeurs. Il y a eu pas mal de changements à Soyaux-Angoulême ces derniers temps, c’est une équipe qui est très dangereuse dans le désordre. Il faudra être propres, faire un minimum de fautes et prendre le score pour les faire douter."

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Sébastien CHABARD
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