Concentrés Rochelais

  • Ihaia West et les Rochelais ont montré une constance remarquable durant quatre-vingts minutes, et n’ont encaissé aucun essai. Photo Icon Sport
    Ihaia West et les Rochelais ont montré une constance remarquable durant quatre-vingts minutes, et n’ont encaissé aucun essai. Photo Icon Sport
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En plus de surclasser l’Aviron bayonnais vendredi soir à Deflandre, La Rochelle n’a jamais relâché la pression. Pas si anodin que cela, au regard des prestations passées.

Pour le coup, Jono Gibbes a eu plusieurs cerises sur son gâteau d’anniversaire, vendredi soir. Le bonus offensif d’abord, histoire de bien relancer la mécanique après une coupure de dix jours due au foyer d’infection à la Covid-19. Une assise plus confortable dans le duo de tête, au classement, ensuite. Mais celle que le directeur du rugby du Stade rochelais a certainement croquée avec le plus d’envie et savouré davantage, c’est le fait que son équipe ait (enfin) rendu une copie appliquée et sérieuse sur 80 minutes. À vrai dire, le Kiwi l’avait senti venir dans les jours et heures précédant son 44e anniversaire. Mercredi dernier, déjà, face aux micros, l’ancien coach du Leinster flairait "un très bon niveau de concentration" à l’entraînement. Deux jours plus tard, passée l’épreuve du terrain, son groupe lui a donné raison. Sans connaître, pour la première fois de la saison, le moindre trou d’air. "Il y avait de l’envie et de la précision pour quatre-vingts minutes. L’application était là. Je l’ai ressenti dans les contacts. Comme par exemple sur un plaquage de Jérémy (Sinzelle, N.D.L.R.), dans nos 22 mètres, dans les dix dernières minutes. On reste exigeant. Ça m’a plu dans la semaine. Sur ce match, aussi. C’est une récompense pour le groupe. Un vrai groupe soudé, avec un état d’esprit énorme."

Objectif rempli

Même son de cloche dans la bouche de Grégory Alldritt, qui, interrogé sur le fait que le plus dur était fait à la mi-temps (21-3), avait visiblement déjà préparé sa causerie d’après-match. "On avait mis une stratégie en place. Le mot d’ordre, c’était de tenir cette stratégie pendant 80 minutes, pose en préambule le troisième ligne international. On avait vu quelques matchs par le passé, notamment contre Brive, où on perd le bonus à la fin du match. Même à Agen, récemment, où les vingt dernières minutes sont un peu moins bonnes que le reste du match. Là, on avait vraiment à cœur de faire quatre-vingts bonnes minutes et je pense qu’on est tous satisfait. On a rempli l’objectif. Ça vient récompenser tout le dur travail fait dans la semaine."

D’aucuns évoqueront des problèmes de riche. Soit. Mais depuis le début du championnat, le clan jaune et noir avait toujours quelque chose à redire sur son niveau d’engagement. En cause, certains moments de relâchement. Comme dans les dix dernières minutes. 40 points encaissés, sur cette période, en quatorze sorties. Pour 10 marqués. Les chiffres ne mentent pas. Face à Bayonne, le Stade rochelais, jamais mis en danger, a soigné ses stats. "C’est un point positif, opine le jeune demi de mêlée Thomas Berjon, titulaire pour la seconde fois de la saison. On a plutôt une bonne défense depuis le début du championnat. C’est vrai qu’on s’était fixé comme objectif de ne pas prendre d’essai. Le fait de tenir cet objectif pendant 80 minutes, c’est positif." Ça, en revanche, ce n’est pas la première fois. Cela commence même à devenir monnaie courante à Deflandre. En huit réceptions, seuls deux adversaires ont su trouver le chemin de l’en-but maritime.

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Romain Asselin
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