Gibouin : « La place est horrible »

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    Gibouin : « La place est horrible » Midi Olympique - Stéphanie Biscaye
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Le SA XV s’enlise encore dans les profondeurs du Pro D2. Si la situation est très inconfortable, Gautier Gibouin croit encore en des jours meilleurs.

Le score est défavorable à la fin. Pourtant, vous aviez fait l’entame idéale ?

Il y a eu pas mal de matchs où on attendait de prendre un essai, de prendre 10 points ou un carton pour commencer à réagir et c’est vrai que pour une fois, on était bien rentré dans le match. On a mis de l’intensité, on a eu de la chance avec cette pénalité qui ne passe pas où on marque cet essai. On arrive à prendre le score. Après, malheureusement on y est resté sur le combat et dans l’intensité, mais il y a une ou deux montées défensives où on se troue un petit peu. On fait une ou deux fautes, et contre une bonne équipe qui joue la qualification, ça ne pardonne pas

Cette entame de match vous a coûté beaucoup d’énergie ?

À la fin, les dix dernières minutes, on les a jouées avec le cœur, on était plus du tout dans la structure. C’est pour ça qu’on a eu beaucoup de mal à franchir leur défense qui était très bien organisée. C’est rageant, on n’échoue pas loin de leur ligne. Je pense que si on marque et que l’on gagne le match, il n’y aurait pas eu grand-chose à dire non plus. Après, félicitations à eux, ils ont su tenir bon jusqu’au bout. C’est un match de haute intensité, ça joue sur des détails et malheureusement sur les détails on n’a pas été bons

Vous n’êtes pas loin une nouvelle fois en échouant à trois points. C’est usant de voir les scénarios se reproduire ?

L’histoire se répète un peu. Après, par rapport aux autres défaites comme Carcassonne, Mont-de-Marsan, Rouen où là on était passé complètement à côté, on s’était trompé, là on perd contre une bonne équipe, mais je pense qu’il n’y a pas grand-chose à reprocher sur l’état d’esprit. Il y a peut-être deux trois choix, des placements défensifs, mais ça se joue sur des détails. On aurait joué comme ça depuis le début de l’année on aurait battu la plupart des équipes ici.

Avec cette spirale de résultats négatifs, comment vit ce groupe ?

C’est ça qui est le plus dur à vivre. Très franchement il y a vraiment une bonne cohésion d’équipe, tout le monde pousse dans le même sens pour que l’on essaye de s’en sortir. Que les mecs jouent, ne jouent pas tout ce qui compte c’est que l’on gagne, que l’on prenne des points. Tout le monde passe son temps à s’encourager, c’est vrai que c’est rageant. Après très franchement on travaille très bien la semaine, on travaille beaucoup et sur de la qualité, et sur la stratégie on est pas mal. On essaye de proposer des choses pour contrer nos adversaires, ça marche plutôt pas mal, et après il nous manque du détail, c’est rageant.

Cette place de lanterne rouge, comment est-elle vécue ?

La place elle est horrible, dès qu’on regarde le classement ça fait mal, on voit que les concurrents directs arrivent à faire des résultats, c’est rageant et c’est frustrant. Après on ne lâchera rien, c’est le message que l’on va passer, les joueurs qui sont plus près de la fin que du début qui ont plus de trente ans. Une carrière ça passe très vite, il faut que l’on arrive à profiter de chaque instant. Il reste quatre mois, il faut que l’on s’envoie comme des fous. On ne sait pas avec le contexte ce qui va pouvoir se passer, donc si on peut finir avant-dernier ce sera mieux que dernier et si on peut se battre et aller gagner des matchs à l’extérieur et y croire jusqu’au bout ce serait génial. On va se déplacer la semaine prochaine à Valence pour aller gagner, on a plus aucun calcul à faire.

Dorian BERCHENY
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