Le Racing n’est pas en crise, il est en panne…

  • Maxime MACHENAUD of Racing 92 looks dejected during the French Top 14 rugby match between Racing 92 and Bordeaux on January 23, 2021 in Nanterre, France. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) - Paris La Defense Arena - Paris (France)
    Maxime MACHENAUD of Racing 92 looks dejected during the French Top 14 rugby match between Racing 92 and Bordeaux on January 23, 2021 in Nanterre, France. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) - Paris La Defense Arena - Paris (France) Icon Sport - Icon Sport
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Indisciplinés, dominés en conquête directe et trop légers en défense, les Franciliens ont encaissé samedi leur troisième défaite à domicile, cette saison.

Le Racing, bien que toujours sur le podium du Top 14, traverse actuellement une sévère période de turbulences et, une semaine après s’être incliné à la Paris-La Défense-Arena face à Toulon, le club des Hauts-de-Seine a une nouvelle fois mordu la poussière contre l’Union Bordeaux-Bègles, un concurrent direct en vue du titre national. Est-ce le feu au Racing, alors ? N’exagérons rien. Mais les trois défaites à domicile des Franciliens (aux deux dernières, il faut en effet ajouter celle encaissée face à Toulouse début octobre) ont de quoi laisser perplexe.

Une nouvelle fois dominés en mêlée fermée, les coéquipiers de Henry Chavancy ont globalement semblé fébriles, empruntés et, surtout, moins solides en défense qu’ils ne le furent jusqu’alors : auteurs de douze plaquages manqués face aux Girondins, les banlieusards ne purent jamais vraiment inverser la tendance et, sans les coups de sang de Juan Imhoff, Wenceslas Lauret, Boris Palu ou Hassane Kolingar, ils auraient joué quatre-vingts minutes sans, ou si peu, avancer. Passés maîtres, en début de saison, dans l’art de gagner les matchs sur le gong, les Franciliens semblent aujourd’hui avoir du mal à terminer les rencontres plus forts que leurs adversaires directs. " À force de gagner les matchs sur la sirène, expliquait Juan Imhoff, on a pensé que ce serait toujours le cas. Mais cela ne l’est pas, évidemment. Il faut désormais nous mettre en tête qu’au Racing, on est là pour gagner et moi, je veux juste que mon équipe gagne tous les matchs. Je n’ai pas besoin d’une claque pour rebondir, je n’ai plus 20 ans."

Palu : "ce n’est pas bon signe"

Boris Palu, l’un des Franciliens les plus convaincants samedi après-midi, développait ainsi la pensée de son ailier : "Contre Bordeaux, on a été un peu trop facile et ce n’est pas bon signe. Nous n’avons pas l’habitude d’enchaîner deux défaites consécutives. […] Nos adversaires, lorsqu’ils débarquent à Paris-La Défense-Arena, se régalent et envoient du jeu : on est prévenu, à nous de nous mettre au niveau. Il va falloir se remettre au boulot dans un contexte différent, sans les internationaux."

Ainsi, Bernard Le Roux, Camille Chat, Teddy Thomas, George-Henri Colombe, Hassane Kolingar et Donovan Taofifenua ont tous rejoint Marcoussis dimanche soir et y resteront plusieurs semaines pour le Tournoi des 6 Nations. Finn Russell, lui, a retrouvé son vieil ami Greg Townsend et ne sera de retour dans les Hauts de Seine que fin mars. "Finn ne rentrera pas lors des week-ends où le Tournoi fait relâche, expliquait Laurent Travers en fin de rencontre. Avec les sept jours d’isolement aux frontières, cela n’aurait aucun intérêt." Indéniablement.

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