Bisman : « Rester unis sans se mentir sur la situation »

  • Pour Bisman, Béziers doit «rester unis sans se mentir sur la situation»
    Pour Bisman, Béziers doit «rester unis sans se mentir sur la situation» Icon Sport
Publié le , mis à jour

Conscient du défi à relever et de la situation dans laquelle est son club, le demi de mêlée et capitaine biterrois Thibault Bisman reste lucide. Pour lui, quelques détails sont à peaufiner pour retrouver un Béziers en meilleur forme. 

Le 8 janvier, à la reprise, Béziers était à deux longueurs de Nevers, sixième. Trois semaines plus tard, il est distancé de douze points. Que se passe-t-il ?

Je n’ai pas vraiment d’explication. Mais en plus d’être distancé de la qualification, on se rapproche dangereusement de la zone rouge (7 points d’avance sur l’USC, 15e, N.D.L.R.). Aujourd’hui, l’état d’esprit avec lequel l’équipe doit voyager à Grenoble, est donc celui de combattants qui veulent mouiller le maillot de la plus belle des manières. Afin de montrer à tout le monde, que nous aimons et respectons toujours ce club.

Pensez-vous que votre groupe, consciemment ou non, se soit projeté trop vite ?

Je ne pense pas. Le rugby de haut niveau est une somme de petits détails et c’est à chaque fois là-dessus qu’on a péché. Nous ne passons pas loin sur les trois dernières rencontres mais à l’arrivée, on s’incline lourdement. Il faut donc vite retrouver le goût de la victoire, de l’effort et l’envie de se battre jusqu’à la fin.

C’est aussi une histoire de confiance et il ne faudrait donc pas que cette spirale négative se poursuive trop longtemps…

Il faut vite colmater les brèches pour stopper cette mauvaise série et redynamiser le groupe, ainsi que les supporters qui sont tristes et en colère. C’est à nous de redresser la barre. Le groupe est touché, mais pas "avachi" ou résigné. Je crois que nous avons encore pas mal d’armes à faire valoir. Et dès ce week-end, il faudra les sortir.

Notamment en défense, où vous venez d’encaisser quatre-vingt-cinq points en deux rencontres…

Notre défense, en termes d’envie et d’efforts réalisés, est performante. Nous devons simplement communiquer beaucoup plus. On se fait confiance entre nous, mais on ne se parle pas assez. L’équipe s’est au départ rassurée dans ce secteur et elle s’est peut-être dit qu’il était acquis. Alors qu’il n’y a jamais rien d’acquis dans le rugby comme dans la vie. À Grenoble, la formation qui sera la plus âpre défensivement et la plus disciplinée gagnera. Car nous sommes deux adversaires un peu dans le doute.

Justement, cette faiblesse actuelle peut-elle être liée à votre indiscipline ?

Non, car l’équipe n’est pas beaucoup sanctionnée pour des hors-jeu ou d’autres fautes liées à la défense. C’est surtout la phase de jeu au sol où nous avons du mal à faire une bonne analyse en lecture. […] On doit plus adapter aux temps forts et faibles d’un match tout en étant plus intelligents par rapport au ressenti de l’arbitre.

En tant que capitaine, quel a été votre discours avant ce déplacement très important ?

J’ai un peu d’expérience dans ces mauvais moments-là et il faut rester soudé, ne surtout pas se tirer dans les pattes ! Pour sortir de cette mauvaise passe, qui amène beaucoup de déception, de frustration et d’agressivité parfois les uns envers les autres, il faut absolument rester solidaire. Aussi non, ça peut vite mal se passer. À nous de relever la moindre chose positive, de construire dessus, tout en restant honnête par rapport à notre situation. Il faut rester unis sans se mentir sur la situation, pour avancer dans le même sens.

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Julien LOUIS
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