El Abd : « Sans plaisir, pas de progression »

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    El Abd : «Sans plaisir, pas de progression» Icon Sport
Publié le , mis à jour

Après quatre défaites consécutives, Oyonnax a relevé la tête à domicile contre Carcassonne. Mais à Aurillac, le manager Joe El-Abd sait que la tâche sera ardue. L'ancien joueur du club revient aussi sur la passe compliquée des Oyomen.

Après une suite de quatre revers, votre équipe a renoué avec la victoire face à Carcassonne. Ce succès appelle-t-il validation lors des deux voyages à venir ?

Nous allons enchaîner deux gros déplacements à Aurillac et à Mont-de-Marsan. Notre victoire face à Carcassonne nous a permis de casser une série difficile et de faire retomber un peu la pression. Mais on ne peut s’en contenter, maintenant il nous faut enclencher une nouvelle dynamique en enchaînant les bonnes performances. Ce sera notre objectif lors de ces deux déplacements.

Avec le recul, comment analysez-vous les difficultés rencontrées par votre équipe durant un mois au point de se contenter d’un unique bonus défensif en quatre matchs ?

À un moment nous avons simplement oublié que si les aspects techniques, tactiques et physiques sont importants dans le rugby, les connexions qui peuvent exister entre les joueurs au sein d’un groupe le sont tout autant. Dans le contexte actuel, il n’est pas simple de partager du temps ensemble en dehors du rugby. À un moment, du fait des circonstances, nous avons dû nous entraîner par groupe de quatre et il n’y avait plus de temps pour faire autre chose, plus de place pour entretenir les liens dans le groupe.

Cette notion de lien n’est-elle pas à la base de l’esprit des Oyomen ?

Elle constitue son fondement. Nous avions été très bons là-dessus en début de saison mais ensuite, les multiples contraintes imposées par la situation sanitaire nous ont poussés vers une forme de routine. À partir de là, chacun a eu tendance à venir à l’entraînement simplement comme on va au travail. Mais dans, notre sport, à partir du moment où l’on perd la notion de plaisir, il devient difficile d’envisager une progression et par conséquent des résultats.

Quel levier avez-vous actionné pour inverser la courbe et stopper la série avec une victoire bonifiée face à Carcassonne ?

Nous avons réduit le nombre des entraînements conventionnels pour dégager du temps afin de faire d’autres choses ensemble, sans parler de rugby, juste en partageant des émotions. S’il n’y a pas ce lien entre les joueurs, comment peut-on prétendre jouer en équipe ? La série des défaites a été difficile à vivre mais elle a constitué un rappel bénéfique. Face à Carcassonne, l’état d’esprit a été irréprochable, malgré la pression. Notre pack s’est montré dominateur. Ce sont des éléments qui font partie de l’ADN des Oyomen et avec lesquels il était essentiel de renouer.

Comment abordez-vous le voyage à Aurillac ?

Nous connaissons les qualités de cette équipe toujours difficile à bousculer chez elle. Nous savons que cette rencontre se déroulera dans des conditions similaires à celles de notre dernier match. Notre ambition est de continuer à bien jouer, de reprendre là où nous nous sommes arrêtés face à Carcassonne. Il faut rester humbles. Avant de parler de résultats nous restons attachés à la notion de performance. C’est d’elle que découle tout le reste. Il y a deux championnats, celui de la phase régulière et celui de la phase finale et notre objectif majeur est de participer à ce dernier.

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Jean-Pierre Dunand
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