Sapiac sans complexe

  • C’est sans pression que les Tarn-et-Garonnais de Maxime Mathy abordent cette confrontation. Certes ils accueillent un cador mais "il n’y a rien de mieux que se tester contre de telles équipes". Photo Stéphanie Biscaye
    C’est sans pression que les Tarn-et-Garonnais de Maxime Mathy abordent cette confrontation. Certes ils accueillent un cador mais "il n’y a rien de mieux que se tester contre de telles équipes". Photo Stéphanie Biscaye
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Sapiac s’apprête à recevoir le redoutable leader catalan à un moment charnière de la saison. Mais les Montalbanais, forts d’un début de saison prometteur, croient en leurs chances.

C’est l’ogre de la poule, le phénomène de ce Pro D2 version 2020-2021. Défait à trois reprises seulement, Perpignan écrase la concurrence en tête du championnat. De quoi refroidir les ardeurs montalbanaises ? Pas vraiment. "C’est la meilleure équipe de la poule mais tu as toujours envie de te frotter aux meilleurs. Tu es plus appliqué, plus concentré durant la préparation qui est toujours plus importante avant ces gros matchs", raconte Maxime Mathy, le cadre du vestiaire de l’USM. Il est rejoint par son entraîneur des trois-quarts David Byrnes qui ajoute : "L’Usap, si on regarde de plus près, ils sont forts partout ! Mais il n’y a rien de mieux pour les joueurs et nous le staff que de se tester contre de telles équipes."

Si les Montalbanais ne sont pas complexés, c’est qu’ils ne l’ont jamais été. D’une part, ils affichent de très belles statistiques à domicile. Un seul revers (et c’est à noter dans ce Pro D2 surprenant), c’était contre Aurillac, "une erreur de parcours" dit-on au club, et des réactions d’orgueil remarquables contre les grosses écuries que sont Biarritz et Oyonnax. D’ailleurs, Sapiac n’a rarement été ridicule à l’extérieur, même chez ces prétendants à la qualification. C’est pour ça que le dernier déplacement à Biarritz (31-3) fait tache. "On a réussi à occuper le terrain mais on a manqué d’ambition dans le jeu, regrette David Byrnes. C’est une vraie déception, surenchérit le centre. C’est un non-match de notre part. On a payé cash les nombreuses erreurs qu’on a commises."

Exploiter la moindre brèche

Le groupe est donc remonté à l’idée de remettre les pendules à l’heure. Avec les mêmes ingrédients qui ont fait sa réussite jusque-là. "À Sapiac on sait ce qu’on a à faire : être solides sur les bases et concrétiser nos temps forts, résume l’ancien demi de mêlée. En Pro D2, il est très important d’être très costauds avec les avants en conquête et en défense." Maxime Mathy incarne bien cette gourmandise au plaquage, de même que son compère sud-africain Dylan Sage. Le natif de Lons-le-Saunier est par ailleurs très en vue cette saison avec quatre essais au compteur. Ce qui détonne avec sa saison passée. "Il y a une interception, un ballon perdu au coup d’envoi, un essai servi sur un plateau par "Max" Salles… Je ne dirais pas qu’ils sont chanceux mais j’étais là au bon endroit et au bon moment", sourit l’intéressé. Cette faculté à exploiter la moindre brèche sera cruciale contre un adversaire qui n’a pas tendance à en laisser beaucoup…

De plus, un bon résultat serait symbolique pour les ambitions du club. Actuellement dans le ventre mou, l’USM, qui regarde encore aujourd’hui davantage vers le bas que vers le haut, pourrait se targuer d’avoir battu le leader et gagnerait ainsi sa légitimité à prétendre au top 6. Maxime Mathy conclut : "Si on prend des points contre ces grosses équipes censées gagner partout, cela nous rapprochera forcément d’eux."

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